Un crossover inédit avec un cœur de Prius Hybride

Présenté sous la forme d'un concept-car au Mondial de l'Automobile de Paris 2014, le nouveau Toyota C-HR (pour Coupé High-Rider) débarque désormais dans la gamme Toyota, et s'affirme comme un véritable outsider sur le marché, à mi-chemin entre un coupé et un SUV. Si sa compacité peut offrir une alternative intéressante aux petits SUV urbains comme le Nissan Juke, ses dimensions le placent en réalité sur le segment supérieur, où la concurrence est nombreuse et féroce.

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Le C-HR s'adresse à une clientèle à la recherche de différentiation : si le design est un critère fort, la présence d'une motorisation hybride empruntée à la Toyota Prius mérite que l'on s'intéresse à ce modèle sortant de l'ordinaire : une alliance entre un bloc essence 1,8 litre VVT-i et un moteur électrique, développant au total 122 chevaux. Et c'est précisément celle-ci que nous avons choisi d'essayer !

Un design extérieur atypique

Avec son look de concept-car, le Toyota C-HR semble être tout droit sorti d'un film de science-fiction : il se distingue par une face avant affirmée, des lignes sculptées et des ailes musclées, ainsi qu'une ceinture de caisse haute, dont la ligne remonte encore plus au niveau des portes arrière pour rejoindre la ligne de toit, réduisant malheureusement la visibilité vers l'extérieur. Les poignées de portes à l'arrière sont d'ailleurs intégrées sur ce montant, un choix atypique mais plus forcément très original.

Pour le côté baroudeur, outre une position surélevée, des protections en plastique noir ceinturent la caisse, et sont complétées par de larges jantes aluminium de 17 ou 18 pouces selon la finition. La partie arrière, assez chargée avec ses lignes proéminentes, son double becquet ainsi que ses feux en "boomerang", reste toutefois en phase avec son design extérieur atypique, et s'inscrit dans le prolongement de la ligne de toit, visuellement allégée grâce à une teinte noire, qui complète avantageusement la peinture métallisée Bleu Nebula de notre modèle d'essai.

Essai Toyota C-HR 2017

Un intérieur au design futuriste

À bord, nous retrouvons un habitacle au design futuriste, doté de panneaux texturés que l'on retrouve sur les garnissages de portières ainsi que le ciel de pavillon. Niveau finition, si le tableau de bord est doté d'un garnissage souple et doté de surpiqûres, nous retrouvons de nombreux plastiques durs à bord ainsi que des éléments en plastique noir laqué, qui sont un véritable nid à poussières et à rayures.

Niveau technologie, le Toyota C-HR embarque le système "Touch & Go Plus 2" doté d'un écran tactile de 8 pouces, qui propose la navigation GPS, le kit mains-libres Bluetooth ou encore des applications connectées. Un système plutôt efficace mais qui souffre d'une interface au design désuet... Mais ce n'est rien face à cette horloge digitale située à sa droite, digne des calculatrices de notre enfance ! Fort heureusement, le C-HR se dote d'une offre d'aides à la conduite modernes, avec notamment l'aide au stationnement, le régulateur de vitesse adaptatif, la détection des piétons, l'aide au maintien dans la file, les feux de route automatiques, la surveillance des angles morts ou encore la lecture des panneaux de signalisation.

Niveau habitabilité, les occupants à l'avant seront bien accueillis, tandis qu'à l'arrière, on regrettera un espace aux jambes réduit ainsi qu'une sensation de confinement : la faute à des surfaces vitrées réduites, qui entraînent de plus une mauvaise visibilité vers l'extérieur. Pour vos bagages, le coffre offre une capacité de 372 litres, qui peut même descendre à 290 litres avec la présence d'une roue de secours galette... Un chiffre assez modeste face à une concurrence bien plus logeable.

Essai Toyota C-HR 2017

Sobriété et discrétion sur la route

Pour animer ce Toyota C-HR, nous retrouvons la motorisation full-hybride de la Prius, qui associe un moteur essence 1,8 litre VVT-i à un moteur électrique, pour une puissance totale de 122 chevaux. Sur la route, le nouveau crossover nippon offre un comportement plutôt sain qui ne présage pas, au premier abord, sa position surélevée : les virages se négocient avec précision et sans prise de roulis excessive, le tout dans un confort soigné malgré ses larges jantes de 18 pouces.

Bien qu'il ne soit pas un foudre de guerre, les performances sont correctes (le 0 à 100 km/h est effectué en 11 secondes), tandis que le freinage est suffisant mais souffre d'une course de pédale trop longue. Côté transmission, nous retrouvons une boîte CVT à variation continue, qui remplit correctement son office mais montre rapidement ses limites dès que l'on sollicite la mécanique : lors des fortes accélérations, la boîte semble mouliner, et la sonorité moteur devient plus présente dans l'habitacle. Un problème courant sur ces boîtes CVT pourtant si chères aux constructeurs asiatiques !

Mais c'est probablement en ville que le C-HR est le plus à son aise : grâce à sa motorisation hybride, il est capable de rouler durant 2 kilomètres en mode tout-électrique, le tout dans un silence de fonctionnement très appréciable, notamment lors des phases de redémarrage du moteur essence, qui sait rester discret lorsque l'on ne le sollicite pas. En pratique, la batterie se recharge lors des décélérations et des freinages, qui se produisent fréquemment en ville, ce qui permet d'optimiser sa consommation lors des relances.

Essai Toyota C-HR 2017

En conclusion

Toyota a misé gros sur le look de son nouveau C-HR, qui ne passe pas inaperçu sur nos routes. Si son comportement est plutôt sain pour un véhicule surélevé, la boîte CVT montre rapidement ses limites dès que l'on sollicite un tant soit peu les performances de la voiture, qui se révélera plus à l'aise en conduite calme. Heureusement, sa motorisation hybride empruntée à la Prius brille par sa sobriété et sa discrétion, en permettant une consommation de carburant très raisonnable, notamment en ville qui semble être son terrain de prédilection.

En effet, nous avons relevé lors de notre essai une consommation moyenne de 4,6 litres aux 100 km, un chiffre tout à fait raisonnable et cohérent face aux 3,9 litres (soit 87 g/km de CO2) annoncés par le constructeur.

Au niveau des tarifs, il vous faudra compter sur un prix d'entrée de 23'000 euros pour un Toyota C-HR en finition "Active" et doté du bloc essence 1.2 T de 116 chevaux. Notre version à l'essai, un Toyota C-HR Graphic 1.8 VVT-i Hybride 122, est proposée à partir de 31'600 euros, hors options. Malheureusement pour ses clients français, le Toyota C-HR ne bénéficie plus, depuis le début de l'année 2017, du bonus écologique accordé aux véhicules hybrides (non rechargeables).

Photos : Tran Ha / Motor1.com

 

 

Points positifs Points négatifs
Gestion de la motorisation hybride  Agrément de la boîte CVT 
Consommation raisonnable Habitabilité arrière et volume de coffre
Look atypique Qualité perçue et finitions

Toyota C-HR Graphic - 1.8 VVT-i Hybride 122 CVT

Motorisation Hybride essence VVT-i, 4-cylindres en ligne, 1798 cm³, 16 soupapes à injection électronique (98 ch / 142 Nm)
Moteur électrique Moteur électrique synchrone à aimants permanents (72 ch / 163 Nm)
Puissance 122 chevaux
Transmission Boîte automatique à variation continue CVT
Type de transmission Traction avant
0-100 km/h 11,0 secondes
Vitesse de pointe 170 km/h
Poids 1420 kg
Volume de coffre 372 litres
Places 5
Economie de carburant Urbain : 3,5 l/100 km / Extra-urbain : 4,1 l/100 km / Mixte : 3,9 l/100 km
Distance en mode électrique 2 km
Prix de base 23'000 €
Prix de la version testée 31'600 €

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