Petit modèle mais grandes ambitions.

Lancée en 2005 puis renouvelée en 2014, l'Aygo se situe sur le difficile marché des petites citadines. Au fil du temps, elle s'est imposée comme un des modèles incontournables de la catégorie, à l'image de ses cousines Citroën C1 et Peugeot 108. Les chiffres de l'année 2018 ont confirmé cette tendance, avec un total de 85'000 exemplaires écoulés et une part de segment de 6,6%.

Mais Toyota sait comme les autres que le succès est une chose fragile, parfois même éphémère, surtout dans une catégorie où la concurrence affûte ses armes en permanence. Le constructeur japonais n'a donc pas oublié d'offrir à son Aygo un restylage de mi-carrière, restylage que nous avons découvert en début d'année. La mise à jour s'est traduite par des changements esthétiques – plus notables que ceux des C1 et 108, soit dit en passant – mais aussi par des améliorations d'ordre technique et l'arrivée de nouveaux équipements.

Naturellement, la marque japonaise espère que tous ces efforts paieront et qu'ils feront gonfler encore un peu plus les chiffres de ventes. En France, elle se fixe comme objectif d'écouler 12'000 exemplaires d'Aygo cette année, soit 2000 de plus qu'en 2017. Si elle y parvient, elle grappillera environ 0,2 point de part de marché pour atteindre 7,3% et se fera une place dans le top 5. 

Voilà les quelques éléments théoriques qu'il fallait énoncer en préambule. Maintenant, découvrons ensemble ce que vaut vraiment cette Toyota Aygo restylée !

Essai Toyota Aygo restylée

Du X en 3D

Esthétiquement, la Toyota Aygo se montre plus audacieuse que ses cousines tricolores. Le restylage n'a pas fondamentalement changé les traits de son visage malicieux, même si les changements sont finalement assez nombreux. La plupart d'entre eux concernent la partie avant, qui adopte de nouveaux boucliers et surtout un X en relief à la place du X bidimensionnel. Les designers ont également redessiné les phares, sous lesquels se trouvent désormais des éléments en plastique personnalisables. Pour ce qui est de la poupe, les modifications sont moins nombreuses avec simplement quelques retouches au niveau des feux, qui deviennent un peu plus proéminents.

Essai Toyota Aygo restylée
Essai Toyota Aygo restylée

L'intérieur est quasi identique à celui de la précédente version, puisque seuls les graphismes du combiné changent. La planche de bord est bien dessinée et dans l'ensemble ergonomique. Les plastiques ne sont pas très flatteurs mais paraissent solides. Quant aux assemblages, ils n'appellent pas de commentaire particulier.

Malgré ses dimensions très compactes, l'Aygo réserve un accueil tout à fait décent à ses passagers arrière, avec notamment un espace aux jambes convenable. En contre-partie, le coffre affiche un volume bien faible (168 litres). Heureusement, Toyota livre de série la banquette rabattable, qui dans ces conditions pourra s'avérer bien utile. 

Essai Toyota Aygo restylée

Notre modèle d'essai était équipé du pack x-red pop outside, une option à 360 euros qui apporte quelques touches de rouge çà et là. Notez qu'il existe un deuxième pack x-red pop, mais pour l'intérieur, donc baptisé inside (contours d'aérateur et pommeau de levier de vitesse de couleur rouge). Il est facturé 100 euros. Sans entrer dans le détail, il est utile de rappeler que Toyota a modifié l'offre en matière de jantes, de selleries et d'ambiances intérieures, ainsi que le nuancier (apparition d'un Magenta et d'un Bleu).

Reine de la ville, à la peine ailleurs

Sans surprise, l'Aygo s'est montrée très à l'aise sur les parcours urbains que nous avons empruntés. Sa faible longueur, la légèreté de sa direction et son faible rayon de braquage permettent de se faufiler à peu près partout sans difficulté majeure. La caméra de recul dont était équipé notre modèle d'essai compense une visibilité de 3/4 arrière un peu faible.

Les dos d'ânes et autres irrégularités de la chaussée propres à la ville sont parfaitement absorbés par les suspensions, qui ont d'ailleurs fait l'objet de quelques modifications à l'occasion de ce restylage.

En dehors de son terrain de prédilection, l'Aygo se montre confortable mais malheureusement poussive. Le manque de souffle du moteur incitera les conducteurs pressés à enfoncer franchement la pédale de droite, ce qui générera un ronronnement sympathique au début mais agaçant à la longue. Les performances resteront de toute façon quelconques, pour ne pas dire assez mauvaises, en reprise comme en accélération (le 0 à 100 km/h en 13,8 secondes l'illustre parfaitement). Par conséquent, on ose rarement dépasser un véhicule, ou tout du moins y réfléchit-on à deux fois avant de le faire.

Essai Toyota Aygo restylée
Essai Toyota Aygo restylée

Les trois chevaux qu'a gagnés le trois-cylindres au cours de cette mise à jour ne l'ont donc guère requinqué. La meilleure gestion du couple (lequel culmine maintenant à 91 Nm et non plus à 93 Nm) ne change pas vraiment non la donne non plus. C'est dommage, car la boîte de vitesses fait, elle, son travail de façon convenable.

Logiquement, le bilan sur autoroute est également mitigé. Le côté anémique du trois-cylindres est encore plus criant, tant et si bien qu'il faut parfois rétrograder en quatrième pour relancer la voiture. En outre, l'insonorisation est encore trop faible pour envisager de longs trajets. Toyota a bien cherché à l'améliorer lors de ce restylage, mais le résultat n'est guère convainquant sur voie rapide. Il l'est bien plus en ville ou sur le réseau secondaire.

Côté consommations, le petit-trois cylindres se révèle peu porté sur la boisson. Au cours de notre essai, nous avons relevé une consommation moyenne oscillant entre 5 et 5,5 litres aux 100 km.

Essai Toyota Aygo restylée

Conclusion, équipements et tarifs

La Toyota Aygo restylée rassemble toutes les qualités définissant ce que l'on pourrait appeler la citadine idéale, à savoir une maniabilité remarquable, un gabarit lilliputien, un niveau de confort satisfaisant ainsi qu'une grande sobriété.

La gamme s'ouvre avec une finition X à la dotation peu fournie, même si les feux de jours à LED sont déjà de la partie. Vient ensuite la x-play, qui illustre cet essai. Cette finition intermédiaire sera sans doute la plus diffusée de la gamme. Elle reçoit de série le limiteur de vitesse, la banquette rabattable 50/50, la climatisation manuelle, les vitres avant électriques et le siège conducteur réglable en hauteur. La connectivité Apple Car Play/Android Auto est en option, tout comme le Toyota Safety Sense qui inclut le système de sécurité pré-collision et l'alerte de franchissement de ligne. Enfin, deux finitions spéciales occupent le sommet de la gamme : la x-cite et la x-Trend. Elles conservent peu ou prou l'équipement de la x-play mais affichent quelques spécificités esthétiques (couleurs, jantes et selleries spéciales, notamment).

En France, la moins chère des Aygo coûte 11'190 euros. Notre modèle cinq portes x-cite muni de quelques options réclamait, lui, un chèque de 13'340 euros. D'une façon générale, les tarifs de cette japonaise plutôt attachante sont dans la moyenne de la catégorie. 

 
Points positifs         Points négatifs
Look sympa Coffre peu logeable
Confort Insonorisation insuffisante
Maniabilité Moteur parfois un peu juste
 

Toyota Aygo 1,0 l VVT-i

Motorisation Essence, 3-cylindres en ligne atmosphérique, 998 cm³
Puissance 72 ch / 93 Nm
Transmission Boîte manuelle à 5 rapports
Type de transmission Traction
0-100 km/h 13,8 secondes
Maximum speed 160 km/h
Poids 930 kilos
Volume de coffre 168 litres
Places 4
Economie de carburant Urbain : 4,9 l/100 km / Extra-urbain : 3,6 l/100 km / Mixte : 4,1 l/100 km
Prix de base 11'190 euros
Prix de la version testée 13'340 euros