Nous avons pu prendre le volant pendant quelques jours de la version 420i dotée du quatre cylindres 2,0 litres essence de 184 chevaux.

En ce mois de juillet, on pourrait croire que les beaux jours sont déjà arrivés, mais malheureusement pas pour tout le monde. Conservons néanmoins un brin d'optimisme et espérons que le soleil, et la chaleur qui l'accompagne, vienne nous redonner un peu de baume au cœur après un début d'année similaire aux douze mois de l'année dernière.

Comme dit le dicton, "après la pluie vient le beau temps", mais dans le petit monde de l'automobile, c'est plutôt "après le coupé vient le cabriolet". Et c'est en prévision des beaux jours qui peinent à venir que BMW a lancé depuis quelques semaines sur le marché français la nouvelle Série 4 Cabriolet, dérivée évidemment de la fameuse Série 4 Coupé qui a tant fait jaser de part son esthétique pour le moins clivant.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Le grand retour de la capote en toile

Nous vous passerons donc tout l'argumentaire concernant cette fameuse calandre, nous nous attarderons plutôt sur les principaux atouts de ce cabriolet qui, pour cette nouvelle génération, ôte son couvre-chef en dur pour une capote en toile. Comme le Z4, la Série 4 renoue avec ses origines et la capote souple, et outre le gain de poids non-négligeable, c'est aussi plus esthétique à nos yeux tout en apportant un peu plus de légèreté à l'ensemble. De la légèreté visuelle en tout cas, car, comme nous allons le voir un peu plus bas, malgré une capote souple, la BMW Série 4 Cabriolet n'a rien d'une ballerine.

La capote pliante en toile est de conception entièrement nouvelle (avec deux arceaux plats) permettant ainsi, selon BMW, d'obtenir le même confort acoustique qu'un toit rigide, tout en préservant l'esthétisme de la capote souple. Celle-ci se plie en Z et s'ouvre et se ferme en moins de 18 secondes, jusqu'à 50 km/h. BMW annonce que la capote en toile est 40 % plus légère que l'ancien toit rigide de la Série 4, mais cela n'empêche toutefois pas la nouvelle Série 4 Cabriolet d'être plus lourde de 65 kilos par rapport à sa devancière.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Plus lourde mais aussi beaucoup plus grande

Notre belle Série 4 Cabriolet immaculée d'une teinte Mineralweiss métallisée (1090 euros) a bien grandi par rapport à l'ancienne, avec une longueur qui pointe désormais à 4,77 mètres, soit 11 centimètres de plus que l'ancienne Série 4 Cabriolet. Ainsi, elle s'immisce entre la BMW Série 2 Cabriolet et l'actuelle BMW Série 8 Cabriolet.

Avec une capote en toile moins volumineuse et 11 centimètres de plus en longueur que l'ancienne Série 4 Cabriolet, la capacité de chargement de la nouvelle version augmente de 80 litres en configuration ouverte et culmine ainsi à 300 litres. En roulant capote fermée, il est possible de plier le réceptacle de la toile afin de profiter du volume maximal de la soute qui s'établit à 385 litres (+15 litres par rapport à l'ancienne) et ainsi partir en week-end à quatre sans trop de problèmes.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)
Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)
Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Car oui, la BMW Série 4 Cabriolet sait s'apprécier plus qu'à deux, les places arrière étant plutôt accueillantes, à condition de ne pas être un joueur de NBA. Les deux passagers au rang 2 pourront profiter des joies du cabriolet avec un peu (beaucoup) moins de protection contre le vent que les deux occupants situés à l'avant, mais ils s'y sentiront toutefois plutôt à l'aise.

À la place du conducteur et du passager en revanche, c'est royal au bar, avec les sièges chauffants au cas où les longues soirées d'été se rafraîchiraient légèrement, le tout jumelé au chauffage de la nuque pour un confort optimal. Et si vous êtes seulement deux dans la voiture, l'installation du filet anti-remous vous permettra d'évoluer à haute vitesse (même sur autoroute à 130 km/h) sans avoir l'impression qu'une tornade se forme dans l'habitacle. Tous ces éléments sont associés au pack Confort facturé 1900 euros en option.

Même si nous bénéficions du moteur d'entrée de gamme, notre version d'essai était richement dotée, avec des jantes de 19 pouces (2500 euros) pour combler, en partie, l'absence du pack M Sport sur notre modèle, la planche de bord en cuir (1800 euros) ou encore le pack Innovation incluant les feux laser et l'affichage tête haute (5200 euros).

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)
Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

De série, la voiture est plutôt bien équipée, ce qui "justifie" en partie le ticket d'entrée largement au-dessus des 50 000 euros, avec l'écran tactile de 10,3 pouces compatible avec Android Auto et Apple CarPlay, la climatisation automatique bi-zone ou encore les sièges électriques. Il y a également de nombreuses aides à la conduite, avec l'avertisseur de risque de collision avec freinage automatique, l'avertisseur de changement de voie avec maintien de voie et aide à la direction, ou encore l'indicateur de la vitesse maximale autorisée fournis de série.

La sellerie en cuir Vernasca Mocca (1800 euros) est du plus bel effet, tout comme cet habitacle qui ne mise pas sur le tout tactile avec des commandes physiques encore bien présentes, notamment au niveau de la ventilation. Le cockpit est tourné vers le conducteur, les matériaux sont de qualité et l'ergonomie plutôt bonne, même s'il est parfois facile de se perdre dans les nombreux sous-menus de l'écran tactile. Mais c'est sans doute une question d'habitude.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Du choix pour tous

Comme énoncée plus haut, notre Série 4 Cabriolet est équipée du plus petit moteur, à savoir un quatre cylindres essence 2,0 litres turbo de 184 chevaux et 300 Nm de couple. C'est cette version qui devrait rencontrer le plus de succès en France, d'autant plus que son malus est relativement contenu puisqu'il est compris, en fonction des équipements, entre 740 et 2049 euros. Pour les amoureux du diesel, BMW propose aussi un quatre cylindres 2,0 litres de 190 chevaux et 400 Nm avec la 420d, tandis que les plus sportifs pourront opter pour la M440i Cabriolet et son six cylindres en ligne de 374 chevaux et 500 Nm de couple.

Cette dernière version est la seule disponible en quatre roues motrices, les 420i et 420d étant de simples propulsions. La transmission intégrale xDrive sera imposée également sur la nouvelle BMW M4 Cabriolet et son six cylindres de 510 chevaux qui arrivera dans les concessions à partir du mois de juillet 2021. Son tarif de 115 550 euros, sans option, devrait en refroidir plus d'un, sans compter le malus de 30 000 euros en 2021 et 40 000 euros en 2022.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Le confort comme maître-mot

Notre version d'essai, qui débute à 54 500 euros, sans les options (notre modèle grimpe à 73 500 euros avec !), n'est pas faite pour les balades sportives. Elle est à consommer comme une belle et grande GT dont les 184 chevaux suffiront à 99 % de la clientèle de ce genre de voiture, malgré une masse à vide proche de 1,8 tonne. Le quatre cylindres turbo n'a pas la fougue du 2,0 litres TSI de chez Volkswagen, mais il offre toutefois de belles prestations pour une voiture aussi lourde. La boîte de vitesses automatique à huit rapports ne souffre d'aucun défaut majeur, tandis que les liaisons au sol sont toujours excellentes, BMW oblige.

C'est vrai que la mélodie d'un beau six en ligne manque, surtout à ciel ouvert, mais le quatre cylindres n'est pas non plus aphone. Cela participe à rendre la balade un peu plus dynamique en haussant le rythme, même si le confort restera le maître-mot à bord, malgré les jantes de 19 pouces de notre version d'essai. Les ingénieurs ont dû revoir quelques éléments par rapport au coupé, notamment au niveau de la géométrie, les supports et certains réglages du châssis afin de conserver le même niveau de dynamisme.

Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

Le mot de la fin

Que pourrait-on lui reprocher finalement à cette 420i Cabriolet ? Pas grand-chose, compte tenu du fait qu'elle coche toutes les bonnes cases du cabriolet quatre places premium. Au sein d'un segment de plus en plus délaissé par les constructeurs, BMW, Audi et Mercedes, entre autres, continuent d'y voir un intérêt certain, et la Série 4 est sans doute celle qui arrive le mieux à conjuguer confort et dynamisme, même avec "seulement" 184 chevaux.

 
Points positifs Points négatifs
Moteur plutôt volontaire Poids élevé
Qualité de fabrication Gabarit en hausse
Bon niveau de confort Tarifs conséquents

Galerie: Essai BMW Série 4 Cabriolet (2021)

BMW 420i Cabriolet

Motorisation Essence, quatre cylindres en ligne, 1998 cm³, turbo
Puissance 184 chevaux (de 5000 à 6400 tr/min)
Couple maximum 300 Nm (de 1350 à 4000 tr/min)
Transmission Boîte de vitesses automatique à huit rapports - ZF
Type de transmission Propulsion
0-100 km/h 8,2 secondes
Vitesse maximum 236 km/h
Longueur 4,77 mètres
Largeur 1,85 mètre
Hauteur 1,38 mètre
Poids 1765 kg (à vide)
Volume de coffre 300 litres
Places 4
Economie de carburant Consommation moyenne : 6,7 à 7,2 l/100 km
Émissions 152 à 164 g/km de CO2
En vente 2021
Prix de base 54 500 €
Prix de la version testée 73 500 €