Il y a un an maintenant, Manuel Valls avait annoncé l'expérimentation de drones dans le domaine de la sécurité routière et plus particulièrement dans le but de déceler des "conduites à risques". Tout le monde avait imaginé des drones se baladant au dessus des routes pour vérifier la vitesse des conducteurs et envoyer des PV à tout va. 

Rassurez-vous, ou pas, car il n'en n'est rien. La gendarmerie a bien fait des tests avec ces engins volants identifiés mais ils ne sont pas allés jusqu'à dresser des procès verbaux. Car les drones ont majoritairement été utilisés dans le repérage d'infractions quand les agents de l'ordre ne doivent pas être présents et visibles. Une note de la Direction de la gendarmerie nationale (DGGN) stipule que "les deux drones se sont avérés un très bon œil déporté du gendarme".

Ces objets volants pourraient même remplacer les hélicoptères qui ne sont utilisés que dans des cas précis et limités, principalement pour une question de coût. "Au lieu des 1 500 à 3 000 euros de l'heure – hors personnel – pour un hélicoptère, cela diviserait le coût par cent", estime un fabriquant français de drones. 

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Mais ces hélicoptères miniatures ne sont qu'à leurs débuts et ne permettent pas d'avoir un équipement lourd comme une caméra ou un appareil photo en haute définition ainsi qu'une batterie assez conséquente pour rester longtemps dans les airs. 

La Direction de la gendarmerie nationale donne comme argument que "sauf à créer un drone sur mesure alliant les caractéristiques et capacités techniques des drones testés, la lecture efficace de la plaque d'immatriculation d'un véhicule en mouvement pour le contrôle sanction automatisé à partir d'un drone ne semble pas envisageable à court terme".

Donc rassurez-vous, ce n'est pas pour demain qu'un drone vous enverra un PV suite à une vitesse excessive.

Source Lepoint.fr

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