Les constructeurs japonais Suzuki et Toyota réfléchissent actuellement à un partenariat stratégique afin de développer ensemble les technologies environnementales, de sécurité et de télématique du futur. Les discussions n'en sont qu'à leurs débuts, les rôles de chacun n'ont donc pas encore été clairement définis, et il n'est pas encore question de prise de participation dans les actions des deux sociétés, selon les informations du site Automotive News Europe.

Les deux marques ont été étonnamment sincères dans leurs annonces : Suzuki admet que ses "incertitudes sont grandissantes” face au développement très rapide des technologies dans l'industrie automobile. De son côté, Toyota reconnaît qu'elle est "derrière ses concurrentes en Amérique du Nord et en Europe lorsqu'il s'agit d'établir des normes et des partenariats avec d'autres entreprises".

Si ce partenariat entre les deux constructeurs voit le jour, ces deux problèmes seraient en voie de résolution. Toutefois, aucune des deux marques n'a fixé de délais quant aux discussions autour de cette collaboration.

Lire aussi : Rappel mondial massif de 340'000 Toyota Prius

Ce qui est sûr, c'est que ce partenariat n'aura pas pour conséquence la fusion des deux sociétés, et que chacune restera alors en concurrence avec l'autre, au delà du cadre de leur accord. D'autres constructeurs pouvant être intéressés par ce partenariat sont cordialement invités à rejoindre Toyota et Suzuki, dans le but de créer des normes et des technologies plus standardisées pour l'industrie automobile.

Lire aussi : Mitsubishi admet avoir faussé ses tests d'émission

Suzuki a eu une année difficile en 2016 : au mois de mai, le constructeur a admis qu'il a utilisé des méthodes non conformes de mesure des consommations de carburant de ses 16 plus récents modèles au Japon. Le scandale a été si fort que son directeur général, Osamu Suzuki, a été contraint de démissionner, alimentant ainsi une crise sans précédent dans laquelle est également mêlée Mitsubishi. En septembre, Suzuki a également été épinglée au Japon pour ses erreurs de comptabilité qui lui ont permis de réduire son imposition.

Lire aussi : 

Source : Automotive News Europe, Toyota

Abonnez-vous à la newsletter