En pleine discussion avec les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT et FO), la direction de Renault a annoncé la possible création d’emplois, en cas d’accord prochain. Le nombre d’embauches pourrait monter à 3000 d’ici 2019.

La forme du Groupe Renault se ressent aussi. D'un côté, l’Alliance Renault-Nissan est en passe de devenir le premier constructeur mondial. De l’autre, Renault se réimplante dans son pays d’origine, la France. Ce qui tranche avec l’ambiance morose qui régnait au sein du groupe début 2013. À l’époque, souffrant encore de la crise et d’une année 2012 noire, Renault envisageait de tailler ses effectifs en supprimant 7500 postes en France.

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L’inverse semble s’être produit. Depuis deux ans, la marque française a embauché près de 3000 personnes, dont 1000 d’ici la fin de cette année. Une volonté de renforcer ses effectifs qui se confirme aussi auprès de sa future marque premium sport, Alpine.

Chez Renault, on envisage d’enfoncer le clou d’ici 2019, avec la possible création de 3000 emplois. Actuellement en discussion avec les organisations syndicales que sont la CFDT, CFE-CGC, CGT et FO, le groupe Renault s’engagerait à créer 3000 emplois en trois années, principalement à destination des jeunes travailleurs. 50% seraient dédiés à la fabrication, 50% aux autres fonctions au sein du groupe.

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Renault envisagerait également la mise en place de 6000 contrats jeunes, alternants et stagiaires, à raison de 2000 par an. 40 % de ces contrats jeunes seraient ensuite transformés en CDI. D'autres discussions portent également sur le bien-être au travail et l’évolution du management. Une prochaine réunion devrait se tenir le 15 novembre prochain. Plus d'informations devraient être alors diffusées.

Usine Renault
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Une stratégie bien différente de PSA, l’autre groupe français, qui malgré un record de rentabilité au premier semestre 2016, envisagerait de dégraisser ses effectifs en France de 2000 emplois, sur la base de départs volontaires et départs en retraite non remplacés. Le groupe français reste en effet frileux en raison du Brexit.

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