Le C4 Cactus semble rejeter bien plus de particules qu'il ne devrait !

Il y aura définitivement un après Dieselgate. Le scandale qui a touché le groupe Volkswagen en 2015 avait été un véritable tremblement de terre dans le monde de l’industrie automobile. Aujourd’hui encore, les répliques se font sentir. Citroën semble d’ailleurs en être la dernière victime.

Plus une semaine ne passe en effet sans l’annonce d’un nouveau scandale. Renault, Fiat Chrysler, Mercedes… Les nombreuses enquêtes semblent révéler des taux de rejet de particules bien trop élevés, de logiciels truqueurs où de tentatives de fraude. Pour Citroën, dans un article publié par le quotidien régional Le Parisien, les soupçons se posent sur le Citroën C4 Cactus diesel, dont les émissions semblent particulièrement élevées.

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Le Parisien explique que le JRC (Joint Research Center), un laboratoire qui collabore avec la Commission européenne, a testé le C4 Cactus BlueHDI 100 en conditions réelles de roulage. Sur des routes italiennes et espagnoles, là où le cactus ne devrait rejeter que 80 mg de dioxyde d’azote par kilomètre, étant labellisé Euro 6, il en rejette jusqu’à 585 mg ! Soit près de six fois plus !

Pire, en laboratoire, l’étude démontre que l’anomalie est bien réelle. D’après les recherches, entre 17 et 23°C, le Cactus est effectivement très propre et rejette peu de particules. En dehors, il passe à 133,8 mg/km à basse température, voire 281,9 mg/km à 30°C. De quoi, semble-t-il émettre des soupçons sur la présence d’un logiciel truqueur, selon Le Parisien.

Citroën C4 Cactus
Citroën C4 Cactus

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, avait donc visé juste en annonçant que d’autres véhicules pourraient faire l'objet d'enquêtes, à l’image de Renault pour son Captur. Chez PSA, on assure cependant "qu’il n’y a pas dans nos véhicules de logiciels permettant de modifier les résultats d’un test". Le groupe français se dit même étonné par ces résultats. Christian Chapelle, vice-président du groupe PSA, se rend cependant à Milan aujourd'hui pour demander des précisions sur ces résultats. Encore une affaire à suivre, donc.

Source : Le Parisien.

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