Motor1.com revient sur la Porsche Carrera Cup, à quelques jours de la deuxième manche, au Mans avec le responsable du programme chez Sébastien Loeb Racing.

Engagée en Carrera Cup depuis 2012, l'écurie Sébastien Loeb Racing est l'un des piliers du championnat français. Pourtant, l'engagement dans une catégorie monotype comme celle de Porsche n'est pas sans risques, comme l'explique Franck Tiné, directeur sportif de l'équipe Sébastien Loeb Racing en Carrera Cup.

Franck Tiné

Quel intérêt pour une équipe comme Sébastien Loeb Racing de courir en Carrera Cup ? Y a-t-il des retombées ? Quelles possibilités marketing ?

La Porsche Carrera Cup France est la première catégorie dans laquelle le Sébastien Loeb Racing a été titré, et ceci dès sa première année de compétition. Il existe donc un vrai attachement à la série, mais elle revêt aussi un intérêt commercial important : la localisation des courses, sur des meetings prestigieux. Cela nous permet d’accueillir et de partager la vie de l’équipe avec nos partenaires, dans une ambiance de compétition de haut niveau.

Porsche Carrera Cup France - Vendredi

L’association à la marque Porsche rajoute à la magie : nos invités à Spa, début mai, se rappelleront longtemps de la vue de quarante Porsche déboulant dans le Raidillon à toute vitesse ! La Carrera Cup est une catégorie monotype très intéressante pour nous, tant par son prestige que par le travail à accomplir pour y tenir les premiers rôles.

Un événement où l'on engage quatre à cinq voitures, cela fait venir combien de personnes ?

Nous sommes entre quinze et vingt personnes sur place pour un meeting de Porsche Carrera Cup. Ça peut paraître important pour une formule monotype nationale, mais je peux vous garantir qu’on ne chôme pas. Tout est fait pour aller jusqu'au moindre détail, pour ne rien laisser au hasard. Cela va de la technique au confort du pilote, en passant par le suivi sportif et la communication.

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Côté sportif : quelles sont les spécificités de cette catégorie monotype ?

Comme précisé avant, il y a un double aspect en Porsche Carrera Cup : le prestige de la marque et la compétition acharnée. Le prestige n’a pas besoin d’être expliqué, Porsche restera toujours Porsche. Qui n’a pas rêvé, enfant, de se mettre au volant d’une auto de la marque ? De plus, tout est fait pour que l’organisation soit en adéquation avec la marque : l’équipe de la Cup, emmenée par Emeric Tougeron et Laurie Gautier, respire la passion et sait se mettre aux standards de la marque. On se sent soutenus et bien traités.

Porsche Carrera Cup 2017 - Spa Francorchamps

Ensuite, au niveau sportif, la compétition est à son paroxysme. On l’a vu à Spa, le niveau des pilotes est très élevé, et ce dans chaque catégorie que compte la discipline. On n’a pas le droit à l’erreur, et tout peut rapidement basculer.

"Le prestige n’a pas besoin d’être expliqué, Porsche restera toujours Porsche."

Existe-t-il des possibilités de rouler dans d'autres Carrera Cup ?

Concernant les autres Porsche Cup, il s’agit d’une année de transition avec un nouveau modèle qui n’est pas encore présent en France, mais nos piges en Supercup dans le passé nous laissent de très bons souvenirs. Il est très intéressant d’agrémenter nos programmes avec des courses annexes, comme par exemple le Grand Prix de Monaco qui restera un grand souvenir pour l’équipe, tout comme la participation de Sébastien à Spa au sein de l’équipe. L’an prochain, l’auto utilisée en France sera la même en Supercup. Il s’agit donc d’un axe de travail intéressant à étudier. 

Porsche Carrera Cup France - Vendredi

Vis-à-vis de Porsche, cela ouvre-t-il des portes vers des catégories supérieures ?

La filière Porsche n’est pas qu’un argument publicitaire. Nous faisons rouler, depuis deux saisons maintenant, l’espoir Porsche France, qui représente le premier échelon de cette filière. Le soutien apporté par Porsche est réel, tant financièrement que par les conseils prodigués, notamment par Patrick Pilet. Ensuite, le Scholarship international, qui représente le deuxième échelon, est un tremplin important pour les jeunes pilotes.

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Quatre de nos pilotes y ont participé, et tous ont bénéficié ensuite d’un suivi intéressant, qu’ils l’aient remporté ou non. S’ensuit le statut nouvellement créé de jeune professionnel, pour ensuite devenir pilote Porsche à part entière. Earl Bamber, vainqueur du Scholarship 2014, a gagné les 24 Heures du Mans au général (catégorie LMP1) deux ans plus tard. Ça fait rêver, non ? Mais au-delà de la filière interne, un pilote performant en Cup aura plus de facilité à intéresser les constructeurs GT. Le dicton veut qu’un pilote capable de gagner en Cup soit capable de gagner avec toutes les autres GT.

Porsche Carrera Cup France - Vendredi

Porsche Carrera Cup France - Vendredi