Une vraie fausse Nissan.

La motorisation électrique a déjà une longue histoire derrière elle. En fait, elle est presque aussi vieille que l'automobile, même si les premiers modèles offraient forcément des prestations sans commune mesure avec les véhicules actuels.

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Pour Nissan, la voiture "verte" porte aujourd'hui le nom de Leaf. Cette dernière est d'une certaine manière l'héritière de la Tama de 1947, elle aussi dotée d'une motorisation électrique. Ses batteries étaient logées sous le plancher, dans des compartiments offrant une belle accessibilité. Il était ainsi relativement aisé de remplacer les batteries usées.

Nissan Tama

À l'époque, l'essence était rare et les constructeurs exploraient de ce fait de nouvelles solutions. C'est donc dans ce contexte que fut mise au point la première Tama, un petit camion électrique deux places de 4,5 chevaux, capable d'atteindre une vitesse maximale de 35 km/h.

En réalité, la Tama n'est pas une vraie Nissan. Les travaux furent menés par Tokyo Electro Automobile, une branche de l'entreprise aéronautique Tachikawa Aircraft. Cette entité changea de nom, devint Prince en 1951 et passa finalement sous le giron de Nissan en 1966, ce qui permit au constructeur nippon de s'en approprier l'héritage.

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Une variante quatre places de la Tama fut lancée peu après l'avènement du petit camion inaugural. Elle revendiquait une vitesse de pointe de 35 km/h et une autonomie de 65 km. Plus tard, des déclinaisons Junior et Senior virent également le jour. La Tama électrique fut donc bel et bien commercialisée, avec une production estimée à environ 10'000 exemplaires.

 

Nissan Tama