Un incident de tracteur survenu il y a dix ans en Slovénie pourrait avoir des conséquences désastreuses...

Les sports motorisés risqueraient de disparaître purement et simplement dans l'Union Européenne en raison d'un changement de la réglementation du système d'assurance lié au véhicules motorisés, selon l'Association de l'Industrie des Sports mécaniques du Royaume-Uni (MIA).

C'est un incident a priori banal qui a entraîné une révision du système d'assurance par l'Union Européenne qui pourrait avoir de lourdes conséquences. En août 2007, un fermier slovène du nom de Damijan Vnuk était en effet tombé de son échelle après que celle-ci a été percutée par un tracteur en marche arrière.

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Si les instances slovènes ont dans un premier temps débouté Damijan Vnuk, lequel demandait réparation – arguant du fait que l'assurance ne pouvait intervenir que si le véhicule était utilisé comme moyen de transport, ce qui n'était pas le cas dans cette affaire -, le Slovène a multiplié les appels et est finalement parvenu à ses fins puisque l'affaire est allée jusqu'à une commission de l'Union Européenne, qui décidait de changer la législation.

Désormais, tout type de véhicule motorisé pouvant servir de moyen de transport se doit désormais d'être assuré, quel que soit son usage au quotidien, et ce même dans des lieux privés. Cela concerne notamment les tracteurs, les tondeuses à gazon, les chariots élévateurs et, par extension, des véhicules destinés aux sports mécaniques.

Une consultation pour le 20 octobre

Un dernier point qui pourrait avoir de graves conséquences puisque tout accident qui interviendrait dans une compétition automobile ou motocycliste dans le cadre de l'Union Européenne, des réunions de clubs à des compétitions internationales, serait traité comme un accident de la route et impliquerait une intervention de la police.

De quoi mettre en danger l'existence même du sport, et inciter Chris Aylett, le président de la MIA, de répondre à la consultation lancée par l'Union Européenne et à laquelle les entreprises impliquées doivent absolument répondre avant le 20 octobre. "La menace est réelle, ne vous y méprenez pas, cela pourrait mettre fin à tous les sports mécaniques [dans l'UE]. Mon appel va sauvegarder les emplois et l'industrie. Si vous voulez protéger votre emploi en sports mécaniques, alors assurez-vous que votre employeur réponde avant la date limite du 20 octobre."

"L'UE propose une option, à savoir l'Option 3, où leur exigence d'assurance s'appliquera seulement sur les routes. Si nous parvenons à faire choisir cette option, alors les sports mécaniques seront saufs."