La FIA a révélé les points clés du plan pour les moteurs de Formule 1 de l’après-2020 lors d’une réunion qui se tenait ce mardi, à Paris.

Alors que la saison 2017 a d’ores et déjà livré ses champions, l’avenir à long terme de la discipline reine est en pleine discussion et cela commence par la question des moteurs, l’unité de puissance actuelle devant régner sur la Formule 1 jusqu’en 2020.

Ainsi, pour préparer 2021, la FIA et la F1 ont présenté aux écuries, aux motoristes et aux potentiels futurs fournisseurs un plan établi conjointement qui s’appuie sur plusieurs objectifs clés qui avaient déjà été fixés au début des discussions. La réduction des coûts, le maintien d’une pertinence vis-à-vis des technologies de l’industrie routière ou encore l’amélioration du bruit y figuraient.

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Tout en précisant que le travail va se poursuivre sur les 12 prochains mois pour "définir certains éléments de l’unité de puissance" et ainsi éviter que la conception et le développement des propulseurs ne soient possibles avant la fin 2018 et que les motoristes ne cessent le travail sur l’unité de puissance actuelle, la FIA a publié les points clés de la future motorisation :

  • V6 turbo hybride, 1,6 litre ;
  • 3000 tr/min supplémentaires pour améliorer le bruit ;
  • des paramètres de design interne prescriptifs pour restreindre les coûts de développement et décourager les designs et les conditions de roulage extrêmes ;
  • abandon du MGU-H ;
  • MGU-K plus puissant avec un déploiement manuel par le pilote en course, ainsi qu'une option pour emmagasiner de l'énergie sur plusieurs tours afin de donner au pilote le contrôle d'un élément tactique de course ;
  • un seul turbo avec des contraintes dimensionnelles et des limites de poids ;
  • des batteries et des unités de contrôle électronique standardisées ;
  • un design externe favorisant un changement aisé de châssis/moteur/transmission, type "Plug-And-Play" ;
  • l'intention d'enquêter sur des réglementations de carburant plus strictes et une limitation du nombre de carburants utilisés.

"Une hiérarchie plus uniforme entre les équipes"

Ross Brawn, manager sportif de la Formule 1 et acteur essentiel des discussions techniques qui façonneront l'avenir de la discipline, a déclaré : "L'unité de puissance 2021 est un exemple de la façon dont la FIA, en tant que régulateur, la F1, en tant que détenteur des droits commerciaux, et les équipes et les constructeurs, en tant que parties prenantes, vont travailler ensemble dans le futur pour l'avenir de la F1."

"La proposition présentée aujourd'hui est la conclusion d'une série de réunions qui ont eu lieu en 2017 avec les écuries qui participent actuellement au Championnat du monde FIA de Formule 1 et avec les constructeurs qui ont montré un intérêt pour faire partie de la catégorie reine du sport automobile."

"Par ailleurs, nous avons écouté avec attention ce que pensent les fans des unités de puissance actuelles et ce qu'ils aimeraient voir dans un avenir proche avec l'objectif de définir une réglementation qui fournira un groupe propulseur plus simple, moins coûteux et plus bruyant, et qui créera les conditions pour faciliter l'arrivée de nouveaux motoristes en Formule 1 et pour atteindre une hiérarchie plus uniforme entre les équipes."

"La nouvelle F1 a l'objectif d'être la plus grande compétition sportive internationale au monde, associée à la technologie de pointe. Pour enthousiasmer, attirer et impressionner les fans de tous les âges, mais en le faisant d'une manière durable. Nous croyons que la future unité de puissance accomplira ceci."

Source: Motorsport.com