C'est le souhait du préfet du département.

Après les expérimentations à 80 km/h sur les routes nationales à double sens dépourvues de séparateur central, qui ont fini par faire l'objet d'une loi, les autoroutes à 110 km/h ? C'est en tous cas ce que veut faire le préfet du Haut-Rhin sur l'autoroute A35 après une série d'accidents sur cet axe dans son département.

La très décriée loi 80 km/h a été appliquée sans conditions à partir du 1er juillet, une autoroute dans le sud a été également ralentie, et la ville de Lyon a récemment annoncé que son périphérique passerait de 90 km/h à 70 km/h en 2019. Après ces deux changements, c'est au tour d'une autoroute du Haut-Rhin de faire l'objet d'une volonté de réduction de la vitesse, après que le préfet a noté une série d'accidents sur l'A35, dont un carambolage impliquant un poids lourd.

Se basant sur des limitations déjà mises en place dans la région, notamment au niveau de Colmar et de Mulhouse, Laurent Touvet veut réduire de 20 km/h la vitesse, pour éviter un facteur accidentogène supplémentaire, tout en révélant que c'est l'usage du téléphone au volant qui est la première cause d'accidents sur ce réseau. Il explique enfin que les contrôles sont permanents, mais qu'ils ne suffisent pas à réduire un nombre d'accidents et décès particulièrement élevé sur cette route.

"Cette mesure a fait ses preuves", rappelle le préfet. "Rouler à 110 au lieu de 130, cela rend la circulation plus régulière, plus fluide, moins dangereuse et surtout cela évite les coups d’accordéon, les ralentissements brutaux qui sont les causes principales d’accidents. Je sais que ça ne fait pas plaisir, mais cela ne vaut-il pas la peine de mettre trois minutes de plus pour aller de Colmar à Mulhouse et d’être davantage en sécurité ?"

Une question qui est déjà au centre des débats depuis la mise en place des nouvelles limitations sur le réseau secondaire.

 

La présentation du BMW X7