Les restrictions vont maintenant s'étendre au-delà de Paris.

(Mis à jour le 12 novembre 2018 à 21h : C'est désormais officiel : le conseil métropolitain du Grand Paris a voté le lundi 12 novembre au matin la création d'une FZE, pour Zone à Faible Émission, à l'intérieur du périmètre de l'A86. Cela concerne donc les voitures portant la vignette Crit'Air 5, soit les diesels immatriculés entre 1997 et le 31 décembre 2000. Les véhicules d'avant 1997, essence et diesel, qui ne rentrent pas dans les critères Crit'Air, sont également concernés.)

Si Paris a déjà emboîté le pas en interdisant les vieux diesel de circuler au sein de ses rues, la Métropole du Grand Paris devrait rapidement suivre. En effet, Patrick Ollier, le président de la Métropole, vient de confirmer la mise en place d'une zone à faibles émissions au sein d'un périmètre délimité par l'A86, l'autoroute qui encercle la capitale et une partie de sa banlieue. Tout comme Paris, le Grand Paris va s'appuyer sur le dispositif Crit'Air afin d'interdire au fur et à mesure la circulation des véhicules diesel et essence.

De ce fait, à partir du mois de juillet 2019, les vieux diesel ayant la vignette Crit'Air numéro 5 (c'est-à-dire ceux immatriculés 2001) auront interdiction de circuler dans cette zone. Les poids lourds, les bus et les autocars immatriculés avant 2001 seront aussi concernés. Les interdictions se feront par palier. Le suivant sera franchi en 2021 avec l'interdiction des véhicules bénéficiant de la vignette Crit'Air 4 (ceux-ci seront interdits dans Paris dès 2019).

Le calendrier d'interdiction de la Métropole du Grand Paris rejoindra ensuite celui de la capitale d'ici 2022, quand les véhicules bénéficiant de la vignette Crit'Air 3 (diesel immatriculés entre 2006 et 2010 et essence entre 1997 et 2005) seront interdits eux aussi. Dès 2024, ce sera au tour des véhicules Crit'Air 2 d'être interdits, jusqu'aux Crit'Air 1 en 2030. À cette date, seuls les véhicules jugés "propres" auront l'autorisation de circuler à l'intérieur de la Métropole du Grand Paris. 

Patrick Ollier justifie cette décision par "l'urgence sanitaire et climatique". Ce dernier en profite pour annoncer le déploiement de caméras de vidéosurveillance pour vérifier si ces interdictions seront bien respectées. Des policiers municipaux joueront également un rôle avec des contrôles aléatoires multipliés. Afin de financer ces nouvelles mesures, Patrick Ollier demande de l'aide à l'État et un renforcement du budget de la Métropole. Au total, 80 communes seront concernées. La vie des automobilistes en région Île-de-France ne devrait pas s'arranger avec le temps, puisque la mise en place d'un péage urbain au sein des grandes villes est revenu à l'ordre du jour.