D'abord sur le segment des SUV et des utilitaires.

Pionnier dans le secteur des véhicules hybrides, Toyota a en revanche montré un certain désintérêt pour l'électrique. Pourtant, le constructeur japonais va finir par s'y mettre comme tout le monde, en Chine notamment où il lancera une version électrique de son C-HR l'année prochaine, mais aussi sur le Vieux Contient, où son offensive doit débuter en 2021.

Dans le cadre d'un entretien en marge du salon de Genève, Johan Van Zyl, le directeur général de Toyota Europe, a révélé que sa marque avait retenu deux segments pour ses premiers véhicules électriques, celui des SUV et celui des utilitaires légers. Pour justifier le choix du premier, il explique que la clientèle habituelle des SUV est la plus apte à digérer le surcoût qu'impose l'électrique. Pour ce qui est des utilitaires, il rappelle qu'il devient de plus en plus indispensable de proposer quelque chose de "propre" (ou tout du moins considéré comme tel) à mesure que les réglementations environnementales fleurissent dans les grandes villes. Dans ce secteur-là, Toyota devrait s'appuyer sur son partenariat avec PSA, qui a déjà bien entamé l'électrification de sa gamme utilitaire.

Toyota a pour objectif de proposer dix voitures électriques dans le monde à compter de 2020. Le constructeur japonais estime toutefois que l'avenir à court terme appartient surtout aux voitures hybrides, plus accessibles et moins contraignantes. Selon ses estimations, celles-ci représenteront 60% de ses ventes en Europe dès 2021.