Jean-Dominique Senard en devient le président.

Si Carlos Ghosn s'est vu refuser par le tribunal de Tokyo sa demande de présence au Conseil d'Administration de l'Alliance qui se tenait ce mardi 12 mars à Yokohama, c'est peut-être pour une bonne raison : c'est que les dirigeants de Renault, Nissan et Mitsubishi souhaitaient y afficher une nouvelle unité ! C'est en tout cas ce qui ressort de cette réunion au sommet qui a abouti à la création d'un nouveau Conseil opérationnel de l'Alliance.

Ce nouveau front uni, s'il montre évidemment que depuis les débuts de l'affaire Carlos Ghosn les relations entre les différentes parties étaient pour le moins glaciales, pour ne pas dire à l'arrêt, se fait sous la houlette de Jean-Dominique Senard, qui devient de fait le Président de ce nouveau Conseil opérationnel de l’Alliance. Les trois dirigeants des constructeurs automobiles de l'Alliance, Hiroto Saikawa pour Nissan, Osamu Masuko pour Mitsubishi et Thierry Bolloré pour Renault, font évidemment partie intégrante de cette nouvelle organisation qui souhaite prendre un "nouveau départ" comme il est dit dans le communiqué de presse. 

À noter que ce nouveau Conseil de l’Alliance devient le seul organe de supervision des opérations et de la gouvernance de l’Alliance entre les trois constructeurs, Renault, Nissan et Mitsubishi, et vient remplacer de fait les deux sociétés RNBV (Renault Nissan BV) et NMBV (Nissan-Mitsubishi BV), basées aux Pays-Bas, et au coeur du scandale financier de Carlos Ghosn.