Une procédure de contrôle mise en cause !

C'est un rappel massif auquel Suzuki fait face, après avoir révélé que ses procédures de contrôle n'étaient pas conformes. La marque originaire d'Hamamatsu a révélé une faille dans ses procédures, tant du côté moto que du côté automobile, et ce sont deux millions de véhicules à deux et quatre roues qui vont devoir être vérifiés par la marque, à l'échelle mondiale.

Le ministère des Transports japonais a reçu un rapport de Suzuki, dans lequel le constructeur explique avoir détecté un problème dans ses procédures de contrôle. Au total, ce sont 40 modèles qui sont concernés, 25 produits et commercialisés par la marque, et 15 OEM, c'est-à-dire des produits que Suzuki produit en tant que fournisseur pour d'autres constructeurs. Outre le rappel nécessaire sur le plan technique, l'objectif est également, de l'aveu du président Toshihiro Suzuki, de "restaurer la confiance des clients".

Suzuki révèle aussi le prix de ce rappel énorme : 635 millions d'euros. Et ce n'est pas tout, puisque ce sont 170 milliards de yens qui seront investis, soit 1,34 milliard d'euros, afin de mettre à niveau les infrastructures et les sites de production, ce qui permettra d'éviter d'autres problèmes concernant la vérification des modèles en sortie d'usine. C'est surtout au niveau du personnel que des modifications vont être effectuées, puisque Suzuki a admis, avant qu'un scandale n'arrive, que ce n'est pas le personnel certifié qui effectuait certains contrôles, mais des assistants en formation.

Ce n'est pas la première fois que le constructeur se met en porte-à-faux avec la réglementation puisque l'année dernière, des contrôles de pollution avaient été falsifiés pour améliorer les résultats globaux de ses modèles, tandis que des mesures de performance avaient également été faites de manière non réglementaire en 2016. C'est le plus gros rappel dans l'industrie automobile japonaise depuis ceux liés au scandale des airbags Takata.