L'ingénieur en chef nous en dit plus sur l'auto !

Il est vrai que Renault avait été plutôt avare en informations techniques lors de la révélation de la Mégane R.S. Trophy-R il y a quelques jours. Mais une rencontre avec l'ingénieur en chef sur le projet, François-Xavier Delage, permet de confirmer quelques éléments devinés déjà sur les photos.

Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco

Comme il nous l'a expliqué, trois éléments ont été particulièrement travaillés dans le développement de celle qu'il présente très clairement comme une "track day car", une voiture capable de vous emmener jusqu'à un circuit, d'y être performante, et de vous ramener chez vous : 

  • le poids : on le sait, 130 kilos ont été perdus sur cette Mégane R.S. Trophy-R par rapport à la Mégane R.S. Trophy. "On est passé partout parce que trouver 130 kilos sur une voiture de série c'est quand même très compliqué" nous explique l'ingénieur en détaillant un à un les différents partenariats qui ont aussi contribué à cette perte de masse. Si l'intérieur ne nous a malheureusement pas été ouvert, on a pu voir apercevoir les baquets signés Sabelt avec harnais 3 points. Confirmation également que le poids a été largement gagné sur les jantes en carbone sous lesquelles on a pu découvrir de très larges disques carbone céramique signés du spécialiste des freins de sportives, Brembo. Les suspensions Öhlins également permettent de grappiller du poids, tout comme la ligne d'échappement Akrapovic. Terminée la canule hexagonale de la Mégane R.S., on aperçoit ici deux sorties pointues dont la couleur permet de penser à une ligne titane ! Dernier mot sur l'absence de banquette arrière, confirmée mais non constatée, la voiture étant fermée : "Ça fait 15 ans qu'on est sur ce créneau là, c'est important pour nos clients d'avoir cette filiation de R26.R, Mégane Trophy et Mégane R.S. Trophy-R."
  • l'aérodynamique : niveau aérodynamisme, c'est à l'arrière que cette Mégane R.S. Trophy-R nous en montre le plus avec un diffuseur carbone énorme, directement issu de la compétition. À l'avant on notera également que les LED en forme de drapeau à damier disparaissent dans le bouclier. La forme reste mais il s'agit désormais d'entrées d'air. 
  • le châssis : "on a revu complètement les trains roulants à l'avant et à l'arrière" nous explique François-Xavier Delage . "C'est un vrai châssis spécifique, orienté vers la performance, vraiment pour des gens exigeants qui vont chercher la performance avant tout, sans compromis".
Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco

Renault Sport était-il sûr de reprendre le record à Honda ? "On n'est jamais sûr de soi, on est confiant parce qu'on a travaillé et qu'on a mis tout ce qu'on pouvait dans le projet pour essayer de réussir. Après il y a toujours une part d'aléas. C'est le lot de la compétition. C'est le lot du challenge."

A-t-il été question d'augmenter la puissance ? "Non c'est vraiment un parti pris et clairement dans l'esprit de la compétition, la recherche de performance on la fait vraiment avec les éléments les plus difficiles à conquérir, comme la réduction de masse qui a un bénéfice direct, l'aéro et puis l'efficacité du châssis."

Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco
Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco
Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco

Pour autant, il est difficile d'imaginer une version encore plus puissante et performante de la Mégane R.S. "Trouver 130 kilos sur la voiture c'est quand même un exercice ambitieux, donc on a fait notre maximum dans chaque domaine pour donner satisfaction à nos clients les plus exigeants, qui veulent vraiment de la performance" explique François-Xavier Delage.

Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco
Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco

Et à ceux qui se posent la question de savoir si la voiture du record est exactement celle qui sera vendue, la réponse est simple : "Toutes les Trophy-R ont toujours été développées dans cet esprit là, c'est d'offrir l'objet qui a été capable de battre le record."

Pour ce qui est de l'absence de banquette et de l'inéquité que ça crée face à Honda et à son record sur le Nürburgring, la Nippone ayant toujours des places arrière, l'ingénieur en charge de la Trophy-R précise : "Nous on a fait ce record dans l'esprit d'avoir la voiture qu'on va vendre aux clients qui a fait le record. C'est le meilleur moyen pour le client de s'approprier cet objet, et lui aussi peut tenter le record sur le Nürburgring."

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Galerie: Renault Mégane R.S. Trophy-R à Monaco