Les responsables politiques y sont favorables.

L'annonce d'une éventuelle fusion entre FCA et Renault continue d'attirer l'attention des politiciens et des marchés internationaux. Les implications possibles d'un tel accord seraient multiples et en attendant de nouvelles tournures, les dirigeants de Renault se sont rendus à Tokyo pour parler de l'opération avec Nissan. Pendant ce temps, le président de la FCA, John Elkann, a rassuré Tokyo et les marchés récompensent l'hypothèse du rapprochement. Selon le Financial Times, "si l'opération réussit, ce sera un triomphe pour Elkann". Le journal ajoute que Sergio Marchionne "serait fier" de cet accord.

Les plus inquiets, cependant, sont les travailleurs, surtout en Italie, où l'on craint de graves répercussions pour les usines, étant donné les nombreux chevauchements de modèles qui pourraient conduire la nouvelle entreprise à favoriser la délocalisation vers des usines étrangères, mais cet aspect sera examiné séparément. Pour l'instant, nous nous bornerons à rappeler que les économies garanties par le partage des technologies et des plates-formes permettraient, par exemple, de développer la gamme des constructeurs à bas coûts.

L'État français, actionnaire de Renault à hauteur de 15 %, continue de suivre de très près les événements du Groupe. Le gouvernement, qui est favorable à cette alliance, a déclaré qu'il conserverait 7,5 % de la nouvelle société qui naîtrait de la fusion entre FCA et Renault. "L'Etat ne demandera pas de sièges au conseil d'administration", a promis le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, qui veillera cependant aux intérêts nationaux et demande déjà que l'accord respecte "l'emploi, la gouvernance, l'alliance avec le Japon et la filière de production de batteries."

En Italie, où l'État n'est pas actionnaire de FCA, il existe depuis toujours un lien fort avec le groupe italo-américain, qui emploie aujourd'hui environ 60'000 personnes, contre 112'000 il y a 20 ans. Jusqu'à présent, le Premier ministre, Giuseppe Conte, et le vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, n'ont fait aucune déclaration. Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, a exprimé un avis positif, parlant d'une "brillante opération" et espère que "les négociations aboutiront".

Avec Eleonora Lilli

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