Les choix concernant les futures motorisations de Mercedes-AMG ne semblent pas convenir à Aston Martin.

En 2013, date du partenariat entre Aston Martin et Mercedes-AMG, tous les observateurs prédisaient un avenir radieux pour la firme anglaise. Un partenariat technique bienvenu pour Aston Martin, puisque le constructeur peinait à se renouveler avec des produits vieillissants, des technologies plus du tout au goût du jour et des motorisations malheureusement plus vraiment dans l'air du temps.

Le partenariat avec Mercedes-AMG devait apporter un peu de fraîcheur à la nouvelle gamme d'Aston Martin, et c'est ce qui s'est effectivement passé avec les nouvelles DB11, Vantage, DBS Superleggera et autres DBX. Des modèles équipés, pour la plupart, du V8 4,0 litres bi-turbo d'origine Mercedes-AMG, mais également de certains composants comme le système d'info-divertissement ou encore quelques commandes pour l'habitacle. Un apport technologique important pour la firme de Gaydon, qui a pu réaliser d'importantes économies d'échelle en allant puiser dans la banque d'organes de Mercedes au lieu de développer par leur propre moyen des technologies et un nouveau moteur performant.

Même si Aston Martin n'est toujours pas dans le vert financièrement parlant, la faute à un SUV qui tarde à arriver, la firme de Gaydon semble sur la bonne voie. D'autant plus que l'arrivée de Lawrence Stroll au sein du capital de la marque offre de nouvelles perspectives. Néanmoins, le PDG de la marque, Andy Palmer, a laissé entendre à nos confrères de chez Autocar, que le partenariat avec Mercedes-AMG ne pourrait pas forcément perdurer.

D'ici 2022, Aston Martin lancera son nouveau groupe motopropulseur V6 hybride comme prévu, un moteur annoncé comme plus vertueux par rapport à l'actuel V8. La suite est un peu plus intéressante, puisque Andy Palmer n'est visiblement pas forcément d'accord avec les décisions prises par Mercedes-AMG pour les prochains moteurs : "Mercedes-AMG ne laisse que peu de doute concernant sa prochaine stratégie en matière de motorisations. Il est évident que nous ne pouvons pas mettre des blocs quatre cylindres sous les capots de nos voitures. Nous devrons donc poursuivre notre propre chemin".

L'avenir d'Aston Matin semble se dessiner autour de ce fameux V6 agrémenté d'un ou plusieurs moteurs électriques. Évidemment, la marque n'annonce en aucun cas une éventuelle baisse des performances ou de la puissance, bien au contraire, puisque l'apport du moteur électrique pourra certainement ouvrir de nouveaux horizons. Un discours que nous avons déjà entendu à maintes reprises concernant les nouvelles motorisations hybrides, mais force est de constater qu'Aston Martin souhaite conserver un brin de noblesse au sein de ses voitures avec un six cylindres, là où Mercedes-AMG semble évidemment se diriger vers un quatre cylindres, à savoir celui de la Mercedes-AMG A 45 S, pour ses futurs modèles, à commencer par la future Mercedes-AMG C 63 qui devrait passer d'un V8 4,0 litres bi-turbo à un quatre cylindres hybride.

Galerie: Aston Martin Vantage AMR