Le plan de déconfinement de Paris limite l'accès aux voitures.

La date du déconfinement approche. Rien ne sera comme avant, et ce ne sont pas les Parisiens qui diront le contraire. Dans un long entretien accordé au Parisien, Anne Hidalgo, la maire de Paris a détaillé son plan "Paris du déconfinement".

Augmentation du nombre de places dans les parkings relais

Dès le 11 mai prochain, les Parisiens découvriront une nouvelle ville avec moins de voitures en circulation et plus de rues piétonnes. Anne Hidalgo ne veut pas du Paris d'avant, pour elle,  il n'est pas question de laisser "Paris envahi par des véhicules". Ainsi, le nombre de places dans les parkings relais sera doublé et celui dans les parcs de stationnement aux portes de Paris triplé. 

Au total, on parle de 2000 places réparties dans 30 parcs et accessibles gratuitement pour les détenteurs du passe Navigo. De par cette mesure, Hidalgo veut inciter les Parisiens à laisser leur voiture et à emprunter les transports en commun.

Cela peut paraître curieux dans un contexte où le gouvernement demande d'appliquer et de respecter les règles de distanciation afin d'endiguer la propagation du coronavirus. Or, nous savons tous qu'il est difficile de respecter cette règle de base, surtout dans les endroits bondés, comme les transports publics par exemple. 

Des routes transformées en piste cyclable

Réduire le nombre de voitures pour faire de la place aux vélos, voilà comment on pourrait résumer le plan d'Anne Hidalgo en ce qui concerne le volet des transports. Des pistes cyclables provisoires seront aménagées le long des lignes de métro 1, 4 et 13. En temps normal, ces portions sont réservées aux voitures, mais dès le 11 mai, elles seront exclusivement utilisées par les vélos.        

Dans le souci d'éviter les regroupements et les engorgements, plusieurs rues seront piétonnisées. Ce sera le cas aux abords des gares, des écoles ainsi que "les gros pôles comme les halles"

Toutes ces mesures ont pour but de déconfiner Paris de la meilleure des manières afin d'éviter la survenue d'un deuxième pic épidémique qui contraindrait les autorités à reconfiner la population. Est-ce suffisant ? L'avenir nous le dira, mais une chose est sûre, Anne Hidalgo estime que si "certains aménagements s'avèrent pertinents, il n'y a pas de raison qu'on les retire ensuite. Mais c'est trop tôt pour dire lesquels."

On rappelle que l'actuelle maire de Paris veut à terme supprimer près de 60 000 places de stationnement pour faire de la place aux vélos. Ces places supprimées permettront de créer de grands axes de pistes cyclables dites Vélopolitain. 

Source: Le Parisien