Sur le canal des particuliers, Mini domine les débats avec 65,8 % de ses immatriculations neuves financées en LOA.

Depuis plusieurs années désormais, les habitudes d'achat des clients en matière d'automobile ont changé. S'il fallait passer par sa banque ou par un organisme spécialisé il y a encore quelques temps pour financer son véhicule, tout peut maintenant se faire directement en concession ou sur internet, les constructeurs étant tous maintenant liés à des organismes de financement, qu'ils soient internes ou externes.

Parmi les offres de financement plébiscitées par les clients, la location avec option d'achat (LOA) occupe de loin la première place. Le principe est simple, vous louez pendant une durée déterminée (en général de trois à cinq ans) une voiture qui ne vous appartient pas. Ou pas encore tout du moins. Pendant trois ou cinq ans donc, vous paierez chaque mois une somme déterminée au moment de la signature de votre contrat de location.

Cette somme varie en fonction de la voiture, de sa motorisation, du kilométrage approximatif que vous allez faire pendant la durée de la location, du type d'entretien que vous avez choisi, des options ou encore de l'apport que vous mettez en début de location. À la fin de votre contrat, deux solutions s'offrent à vous : lever l'option d'achat (déterminée au début de la location) et payer le reste de la voiture ou bien "rendre" la voiture afin, pourquoi pas, de repartir sur un autre modèle.

Cette solution offre de nombreux avantages, comme par exemple une certaine tranquillité puisque la voiture bénéficie régulièrement d'un contrat d'entretien au sein même du financement. Vous pourrez également changer régulièrement de voiture sans vous occuper de la revente et de l'administratif. C'est aussi l'occasion de se faire plaisir et de "d'offrir" une voiture plus haut de gamme en absorbant son prix dans des mensualités contenues, notamment grâce à une valeur résiduelle élevée.

Les valeurs résiduelles sont déterminées par les constructeurs et les financiers, et à ce petit jeu, ce sont les marques premium qui s'en sortent le mieux. Leur véhicule bénéficie encore au bout de trois, quatre ou cinq ans d'une valeur résiduelle forte, ce qui fait grimper l'option d'achat et donc diminuer les mensualités. C'est pour cela, par exemple, qu'une voiture premium de segment C peut se retrouver sensiblement aux mêmes conditions qu'un véhicule du même segment chez un constructeur généraliste, où la valeur résiduelle sera moins élevée.

Évidemment, les clients sont séduits à l'idée de pouvoir s'offrir un véhicule plus haut de gamme pratiquement aux mêmes mensualités que chez un généraliste. Sur le canal des particuliers, en 2019, 38,2 % des ventes faisaient appel à de la LOA. Un chiffre assez élevé et qui devrait encore progresser en 2020. Et le top 5 des marques qui financent le plus en LOA est assez équivoque, puisque les quatre premières places sont occupées par des constructeurs premium.

Nous retrouvons donc en tête Mini, avec une part de 65,8 % de LOA sur ce canal, Mercedes avec 56,6 %, Smart 55,2 %, BMW 52,9 % et, pour faire exception à la règle, Kia avec 55,2 %. Kia qui se distingue notamment par des offres très agressives, et qui plus est sur des produits électrifiés. Du côté des français, les performances sont plus contrastées. Renault fait un peu mieux que la moyenne avec 44,5 % alors que Dacia culmine à 30,6 %. En revanche chez PSA, la LOA ne domine pas avec Peugeot qui plafonne à 33,4 %, Citroën à 27,3 %, DS à 38,3 % et enfin Opel à 19,7 %.