Renault et Geely s'associent concernant les voitures hybrides
Cette coopération concernera essentiellement des véhicules vendus en Chine et en Corée du Sud.
Le constructeur automobile chinois Geely (la maison-mère de Volvo notamment) a annoncé qu'il s'alliait avec le français Renault concernant les véhicules hybrides. En Chine, les deux entreprises "mettront conjointement au point des modèles hybrides de la marque Renault avec les technologies avancées" de Geely, a indiqué dans un court communiqué le groupe chinois.
La coopération portera également en Corée du Sud sur les économies d'énergie et la production de modèles spécifiques au marché sud-coréen de la marque Lynk&Co, propriété de Geely également.
La Chine, premier marché automobile mondial, est en pointe dans la course "au véhicule du futur", grâce à une population ultra-connectée et une politique incitative de Pékin. Les constructeurs rivalisent pour profiter de ce débouché.
En janvier déjà, Geely avait annoncé une alliance dans les véhicules électriques avec le géant taïwanais Foxconn, plus grand assembleur mondial d'appareils électroniques. Foxconn est en Chine un sous-traitant d'Apple et y fabrique notamment des iPhone. Geely a également un accord avec le géant chinois de l'internet Baidu pour la fabrication de voitures électriques sans chauffeur.
Renault est très peu présent sur le marché chinois : il n'y a vendu que 13 800 véhicules au premier semestre 2021, et principalement des utilitaires via sa coentreprise avec le constructeur local Jinbei. La marque au losange, qui avait affiché d'énormes ambitions en Chine sous la direction de l'ex-PDG Carlos Ghosn, n'a jamais vraiment percé avec ses SUV que sont les Koleos et Kadjar.
Renault a revu sa stratégie début 2020 et a nommé cette année un nouveau PDG pour la Chine, Soh Weiming, qui a pour mission de se concentrer sur le développement des ventes de véhicules électriques et hybrides.
"C'est un marché très important. Ils sont devant l'Europe dans beaucoup de domaines, que ce soit pour les véhicules électriques, la connectivité ou la conduite autonome", indiquait en juin le directeur général du groupe Renault, Luca de Meo. "Il faut y être pour savoir ce qui s'y passe", affirmait-il au journal Les Echos. (avec AFP)
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