Venu en renfort du groupe français en entrant dans son capital à hauteur de 14% il y a deux ans, l'Etat français réfléchit à revendre ses parts.

En 2014, au plus fort de la crise au sein de PSA, la famille Peugeot avait été contrainte de céder une partie de ses avoirs à l'État français et au groupe chinois Dongfeng, entrés au capital pour sauver le constructeur, les trois parties détenant chacune depuis 14% du capital.

Aujourd'hui, PSA a surmonté son passage à vide, connu un regain d'activité et enregistré un retour de ses bénéfices via ses marques Peugeot, Citroën et DS, avec des perspectives d'avenir plus qu'encourageantes.

En quête de financements pour faire face à deux futurs gros chantiers - la recapitalisation d'Areva et l'augmentation du capital d'EDF -, l'État pourrait profiter d'une intéressante valorisation de l'action PSA (dont le niveau a quasiment doublé depuis deux ans) pour revendre ses parts. Une cession qui pourrait être totale ou partielle. 

Ce désengagement de l'État intéresserait la famille Peugeot, qui pourrait ainsi à nouveau reprendre une place plus conséquente au capital, mais également Dongfeng, qui verrait là l'occasion de renforcer également sa présence au sein du groupe.

Les deux parties devraient rencontrer prochainement des membres du Gouvernement afin d'évoquer cette éventuelle sortie de l'État français. Ce dernier assumerait un rôle d'arbitre entre les deux parties, qui devraient disposer d'une part plus conséquente, mais toujours équivalente.