Les hypercars Bugatti ont toujours été synonymes de vitesse, de puissance et de luxe. Depuis 2005, année où l'entreprise de Molsheim a levé le voile sur la première Veyron, elles ont réécrit les lois du monde automobile, dépassant même l'incroyable barre des 400 km/h, une limite jusqu'alors réservée aux voitures de course.

Une barre très haute qu'en un peu moins de deux décennies d'histoire de ces voitures spéciales, Bugatti a su élever toujours plus haut, en passant par la Chiron et en arrivant à la dernière Tourbillon présentée ces derniers jours.

Revenons donc sur l'histoire et l'évolution de ces voitures très spéciales et de leurs moteurs, véritables chefs-d'œuvre de mécanique qui représentent non seulement le meilleur de la technologie automobile moderne, mais aussi un véritable rêve pour les passionnés d'automobile du monde entier.

La Bugatti Veyron

La nouvelle vie de Bugatti a commencé comme nous le savons en 2005, année où, après l'intermède italien EB110, le constructeur français a levé le voile sur le premier exemplaire de la Veyron, une grande hypercar biplace dotée de l'un des moteurs automobiles les plus gros et les plus complexes jamais construits.

En effet, l'hypercar de Molsheim est présentée pour la première fois avec son emblématique moteur quatre cylindres 8.0 W16 d'une puissance impressionnante de 1 001 ch et d'un couple de 1 250 Nm déchargée au sol grâce à l'omniprésente transmission intégrale et lui permettant de parcourir le 0 à 100 km/h en seulement 2,5 secondes.

Pour être plus précis, il s'agit d'un moteur dérivé du 4.0 W8 du groupe Volkswagen (auquel l'entreprise appartient depuis 1998), composé de deux paires de deux étroites rangées en V de quatre cylindres chacune disposée à 90° l'une de l'autre.

Photos - Comment restaurer une Bugatti Veyron
Bugatti

Bugatti Veyron

Après avoir été accueillie en fanfare par la presse mondiale, la première Veyron a été préparée pour tenter de battre le record de vitesse sur route, ce qu'elle a fait au cours de l'été 2005 sur le circuit d'essai Ehra-Lessien du groupe allemand. Conduite par Uwe Novacki, instructeur de conduite sûre chez Volkswagen et membre de l'équipe de développement technique de la voiture, elle a atteint 407 km/h.

Une histoire extraordinaire qui ne s'est pas arrêtée là, puisque cinq ans plus tard, en 2010, Bugatti a présenté au public la version Super Sport de la Veyron, capable de délivrer jusqu'à 1 200 ch, grâce à laquelle elle a réussi à établir un nouveau record du monde de vitesse à 434,21 km/h.

Bugatti Veyron et Chiron

Bugatti Veyron SuperSport

Bugatti Veyron et Chiron
Bugatti Veyron et Chiron

La Bugatti Chiron

Près de 10 ans plus tard, en 2016, Bugatti a présenté la nouvelle Chiron, un nouveau chef-d'œuvre d'ingénierie équipé d'une version améliorée du moteur quatre cylindres 8.0 W16, révisé dans plusieurs détails et désormais capable de fournir jusqu'à 1 500 ch et 1 600 Nm de couple, des valeurs qui, dans ce cas, permettent à la nouvelle hypercar française d'accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 2,4 secondes, atteignant une vitesse de pointe limitée électroniquement à 420 km/h.

Le moment d'établir un nouveau record du monde viendra toutefois en 2019, année de la présentation par la société de la Chiron Super Sport 300, une version encore améliorée de la Chiron, notamment abaissée et allongée et dotée d'un moteur porté à 1 600 ch, conçue dans le but de franchir le "mur" des 300 mph (ou 483 km/h).

Un résultat ambitieux que la voiture a atteint le 2 août 2019, toujours sur le circuit allemand d'Ehra-Lessien, pilotée cette fois par le pilote britannique et pilote d'essai de la société Andy Wallace. Il a touché les 490,484 km/h au point de vitesse maximale même, mais sans obtenir un nouveau record du monde Guinness en raison de l'impossibilité d'effectuer un deuxième passage dans la direction opposée, afin que la vitesse moyenne puisse ensuite être vérifiée.

La dernière Bugatti Chiron produite

La dernière Bugatti Chiron produite

La dernière Bugatti Chiron produite
La dernière Bugatti Chiron produite

La Bugatti Tourbillon

Après les deux hypercars que nous venons de citer, Bugatti lève enfin le voile sur sa dernière création, la Tourbillon. Dérivée du nom de l'un des mécanismes horlogers les plus célèbres et les plus complexes qui soient, symbolisant le raffinement qui se poursuit au fil du temps, il s'agit d'une voiture entièrement nouvelle, qui commence par la monocoque, passe par la suspension et se termine par le moteur.

Et c'est précisément le moteur de cette nouvelle hypercar qui est l'un des protagonistes les plus importants de ce projet novateur. En effet, pour la première fois depuis près de 20 ans, le constructeur a décidé d'abandonner l'architecture W16 dérivée de Volkswagen au profit d'un tout nouveau V16 atmosphérique mais hybride rechargeable.

Tourbillon Bugatti

Bugatti Tourbillon, le moteur

Il s'agit, comme nous l'avons dit dans l'article, d'un "monstre" de 8,3 litres qui atteint 9 000 tr/min et produit 1 000 ch et 900 Nm, sans turbocompresseur. À cela s'ajoutent trois moteurs électriques pour un total de 1 800 ch et 1 000 Nm

Avec la Tourbillon, Bugatti présente des technologies aérodynamiques inédites, associées à des matériaux avancés, qui en font non seulement la voiture la plus rapide, mais aussi l'une des plus avancées techniquement jamais construites, avec des chiffres qui parlent d'eux-mêmes : 445 km/h en vitesse de pointe et 2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.

Malgré ces chiffres très importants, parler de record est encore prématuré. La nouvelle hypercar du constructeur français, désormais détenu en grande partie par Rimac, n'a pas réussi à battre la Nevera électrique sur le papier, du moins sur le sprint de 0 à 100 km/h (1,81 seconde).

Tourbillon Bugatti

Tourbillon Bugatti

Tourbillon Bugatti
Tourbillon Bugatti

Galerie: Bugatti Tourbillon