L’Algérie met la pression sur Renault
Le gouvernement algérien a imposé au constructeur français des conditions strictes pour relancer le site de production de Oran, à l'arrêt depuis 2020.
La tension diplomatique entre les états français et algériens semblent déborder sur le plan industriel, et il y a tout lieu de croire que Renault est en train de payer les pots cassés.
Depuis 2014, Renault dispose d’une usine d’assemblage dans la ville portuaire d’Oran, où sont produites les Renault Logan et Sandero - deux modèles commercialisés en Europe sous la marque Dacia, et destinés ici aux pays émergents.
Mais l’activité du site a fini par décliner à la fin des années 2010, pour stopper en 2020, suite à des tensions avec plusieurs concessionnaires algériens. Alors que l’on attendait une reprise de l’activité, la montée des tensions entre les gouvernements algériens et français a continué de bloquer un éventuel redémarrage de la production.
Alors que Renault occupait une place privilégiée sur le marché algérien, avec près de 25% des ventes de véhicules dans le pays, sa situation s’est passablement dégradée, et encore davantage depuis les récentes déclarations du président de la République algérien, Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier a en effet dit vouloir durcir les conditions pour que des constructeurs étrangers s’implantent dans le pays.
Le chef de l’état algérien a en effet dénoncé le "gonflage de pneus", qualifiant ainsi le fait de ne venir qu’assembler des pièces fabriquées dans d’autres pays. Et souhaite intégrer davantage des sociétés locales dans la production de véhicule, visant ainsi une intégration de 30% des acteurs de la région dans le processus de production. "En Algérie, Renault n’a jamais dépassé les 5% d’intégration, bien loin des exigences du nouveau cahier des charges" a ajouté le chef de l'état algérien.
Abdelmadjid Tebboune a accentué la pression sur Renault en indiquant à la presse algérienne que les autorités du pays étaient en discussions avec d’autres constructeurs s’engageant à produire des véhicules sur le sol algérien avec un taux d’intégration pouvant potentiellement s’élever à 40% en ce qui concerne les entreprises locales.
Parmi ceux-ci, Stellantis, qui connaît une période plutôt difficile, entend bien placer ses pions dans le pays, en jouant le jeu et en acceptant les conditions imposées par le gouvernement algérien. Le groupe dirigé par Antonio Filosa se serait en effet engagé, selon certaines rumeurs, à atteindre un taux de 35% d’intégration.
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