Nio présente des batteries semi-solides de nouvelle génération
Le partenaire TIES dévoile des cellules de 314 et 588 Ah. Pendant ce temps, CATL invite à la prudence concernant l’état solide complet
Les batteries à l’état solide continuent de faire parler d’elles, même si la route vers une production de masse reste longue. En attendant, une solution intermédiaire gagne du terrain en Chine.
TIES (Tianmu Lake Institute of Advanced Energy Storage Technologies), partenaire de Nio, présente une nouvelle génération de cellules « semi-solides », une technologie qui vise à combiner les avantages des batteries traditionnelles avec ceux des futures batteries entièrement à l’état solide.
L’institut, fondé notamment par l’un des principaux développeurs du pack de 150 kWh utilisé par Nio, dévoile deux nouvelles cellules de 314 et 588 Ah basées sur la chimie lithium-fer-phosphate (LFP), conçues avant tout pour des systèmes de stockage d’énergie, mais susceptibles d’avoir aussi des retombées pour la voiture électrique.
Une solution intermédiaire
La particularité de cette technologie réside dans l’utilisation d’un électrolyte liquide qui, lors de la production, se transforme en une matrice solide à l’intérieur de la cellule. Le résultat est une batterie dite « liquide-solide », qui promet davantage de stabilité et de sécurité que les cellules conventionnelles, sans nécessiter les procédés de fabrication complexes des véritables batteries à l’état solide.
À partir du 1er juillet, la réglementation chinoise distinguera officiellement ces batteries des solid-state « pures » : seront considérées comme hybrides toutes les cellules dont la part d’électrolyte liquide est comprise entre 5 % et 20 %.
CATL tempère l’enthousiasme
CATL confirme également que la technologie entièrement à l’état solide n’est pas encore prête. Son président, Robin Zeng, explique que le développement en interne n’en est qu’au niveau 4 sur une échelle de maturité en 9 étapes.
L’objectif est d’atteindre le niveau 7 ou 8 d’ici 2027 afin de lancer des tests pilotes, tandis que la commercialisation à grande échelle nécessitera encore plusieurs années. C’est pourquoi, du moins à court terme, les batteries semi-solides devraient représenter l’étape la plus réaliste vers la prochaine génération de voitures électriques.
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