Enfin ! Depuis peu, il est possible de passer commande de la nouvelle Alfa Romeo Giulia. Très attendue, la nouvelle berline premium du constructeur lombard sera proposée, dans un premier temps, en trois niveaux d’équipement et avec cinq motorisations distinctes.

Première qualité de la Giulia et non des moindres : celle-ci est une propulsion. De quoi assurer une conduite plus dynamique, tout en rendant hommage aux modèles les plus emblématiques du constructeur. S’ajoute à cela une distribution des masses équilibrée entre les essieux avant et arrière, une direction directe et une suspension bénéficiant de la nouvelle technologie Alfa Link. Les ingénieurs italiens ont également privilégié les matériaux légers, comme la fibre de carbone, l’aluminium et les matériaux composites dans le but d’obtenir un rapport poids/puissance optimal.

Alfa Romeo Giulia Essai

Des mécaniques à la pointe

La Giulia peut être équipée de moteurs essence et diesel. À commencer par un impressionnant V6 de 2.900 cc, gavé par deux turbocompresseurs, qui développe la bagatelle de 510 ch, pour un couple de 600 Nm ! Baptisée Quadrifoglio, cette déclinaison vitaminée est l’Alfa Romeo de série la plus puissante jamais commercialisée. Le V6 a été mis au point en étroite collaboration avec Ferrari. Montée de la sorte, la Giulia abat le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et est à même d’atteindre 307 km/h ! Plus sage, le 2 litres turbocompressé développe tout de même 200 ch pour un couple de 330 Nm. De quoi réaliser le 0 à 100 km/h en 6,6 secondes et pointer jusqu’à 235 km/h. Associé à une boîte automatique à 8 rapports, il réclame en moyenne 5,9 l/100 km de super et n’émet que 138 g CO2/km.


En diesel, le modèle peut compter sur un 2,2 litres tout en aluminium. Celui-ci bénéficie d’un système d’injection de dernière génération combinant les technologies MultiJet II et Injection Rate Shaping. Ce bloc est proposé en trois puissances : 136, 150 et 180 ch. Le chaland peut opter pour une transmission manuelle à 6 rapports ou pour une boîte automatique à 8 rapports.

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Le plein de technologies

Outre l’aspect purement dynamique, la Giulia embarque également de nombreuses technologies inédites. À l’image de l’Alfa Torque Vectoring (disponible avec le V6 essence) qui, grâce à son double débrayage intégré au différentiel arrière, permet de contrôler individuellement la répartition du couple sur chaque roue. S’ajoute à cela un système de freinage intégré (IBS) qui combine dispositif de contrôle de stabilité et servofrein traditionnel. Ceci assure une optimisation de la répartition des masses, un meilleur toucher de route et l’absence de vibrations dans la pédale. Les sollicitations de la pédale de frein sont instantanément prises en compte ce qui assure des distances de freinage records : de 100 à 0 km/h en 38,5 m (et 32 m pour la Quadrifoglio).

Alfa Romeo Giulia Essai
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Le Forward Collision Warning pour sa part combine capteur à radar et caméra pour détecter la présence d’obstacles ou de véhicules sur la trajectoire du véhicule et alerter si nécessaire le conducteur d’un danger imminent. En l’absence de réaction de sa part, l’Autonomous Emergency Brake freine automatiquement afin d’éviter toute collision ou du moins d’atténuer la gravité de celle-ci. Egalement de la partie : l’Alfa DNA qui adapte le comportement du véhicule en fonction des préférences du conducteur, l’Alfa Chassis Domain Control qui coordonne tout l’électronique du véhicule ou encore le système de suspension active Alfa Link qui optimise le filtrage pour une conduite plus précise.

Une interface « homme-machine »

La Giulia dispose d’un système de navigation mis au point en collaboration avec Magneti Marelli, doté d’un écran tactile de 8,8" et surtout d’une interface « homme-machine ». Celle-ci se résume à deux boutons facile à manipuler qui commandent le système d’info-divertissement et l’Alfa DNA. Le tout est bien entendu compatible avec les périphériques mobiles contemporains, qu’ils tournent sous Android ou iOS. Bluetooth, radio numérique DAB et port USB font aussi partie de l’équipement de série, tout comme la cartographie 3D en haute définition. Un écran de 3,5" (ou 7") fait partie de l’instrumentation placée derrière le volant. Celui-ci présente toutes les informations essentielles au conducteur.

Une voiture à vivre

Cela fait un peu slogan publicitaire mais la nouvelle Giulia parvient bel et bien à séduire ses passagers. Comment ? Grâce à un habitacle soigné, rehaussé de matériaux de bonne facture (surtout dans sa déclinaison Super) et bien insonorisé. Ensuite car cette berline parvient à créer une atmosphère mêlant dynamisme et bien-être. Une ambiance assurée par de nombreux « détails qui tuent », comme le bouton d’allumage placé sur le volant (on en fait de même chez Ferrari), les palettes en aluminium qui permettent d’enchaîner les rapports à la volée ou encore la position de conduite parfaite.

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Un beau tableau qui se confirme une fois le moteur lancé. Certes, le V6 biturbo fait montre d’une santé exceptionnelle, digne du glorieux passé de la marque, mais le diesel est presque tout aussi convaincant. Avec une répartition des masses parfaite (50/50) et des chevaux envoyés sur le seul train arrière, le comportement routier est tout bonnement bluffant. Légère (1.445 kg) et secondée par une boîte automatique à 8 rapports fournie par ZF, la Giulia nous rappelle ô combien il est agréable de conduire une voiture bien conçue, d’autant plus lorsqu’elle bénéficie d’un châssis aux réglages affutés, qui offre un très bon compromis entre sport et confort. Tenue impeccable en courbe, train avant incisif, les ingénieurs italiens ont fait de l’excellent boulot, sans même devoir recourir à un amortissement piloté ! Dernier bon point, et non des moindres : une direction directe et communicative qui concoure elle aussi au plaisir de conduite.

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FCA a donc gagné son pari ! Alors qu’Alfa Romeo se morfondait avec des modèles peu charismatiques, le constructeur renoue cette fois avec son prestigieux passé. Séduisante par ses galbes, convaincante une fois lancée sur la route, la Giulia sait comment choyer son conducteur et ses passagers. Un retour gagnant d’autant que la belle italienne s’affiche à des tarifs plus démocratiques que ceux privilégiés par la concurrence. Bravissimo !

Les points positifs Les points négatifs
ligne superbe peu d’espaces de rangement
châssis/direction/amortissement  
motorisations au top  
Motorisation 99 g/km (2.2 JTDm 180 ch ECO Super)
Economie de carburant 4,2 l/100 km (2.2 JTDm 180 ch ECO Super)

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