Entré en 2013 au capital de Peugeot SA, François Hollande a confirmé que l’État resterait actionnaire du groupe français.

La crise des subprimes a failli coûter très cher à Peugeot SA (regroupant Peugeot, Citroën et DS). En 2012, la marque avait stoppé son programme sportif au Mans, suite à ses mauvais résultats, avant de fermer l’usine historique d’Aulnay. Rien n’en avait fait. En 2013, PSA était au bord de la faillite, et Dongfeng s’était présenté pour reprendre le groupe.

Peugeot 208 GTi by Peugeot Sport
Essai Citroën C3 III 2016
DS 3 Performance Black Special

L’État s’était alors porté acquéreur de 14% des parts de PSA, tout comme Dongfeng, ce qui avait permis de sauver le groupe français. Un effort exceptionnel de la part du Gouvernement,  sur lequel François Hollande est revenu lors de sa visite du site de Charleville-Mézière (Ardennes) : "L’automobile à l’époque était en grande difficulté. Les marchés automobiles en recul. C’était toute la filière qui était atteinte. L’existence même du groupe PSA était en cause. Des plans sociaux étaient annoncés. Il fallait que l’État réagisse."

Lire aussi:

Le chef de l’État a poursuivi : "La situation de PSA nécessitait une action exceptionnelle. L’État a fait son devoir, et a pris une part. Un actionnaire chinois également." Effort qui a eu ses résultats. PSA a augmenté ses ventes de 5,8% en 2016 avec un peu plus de 3,1 millions de véhicules vendus. D’autant plus intéressant selon François Hollande que "70% des voitures du groupe de PSA sont produite en France". Une politique que le groupe semble entretenir, avec notamment, le renforcement de la production à l’usine de Rennes-la-Janaie, en Bretagne, avec les nouveaux 5008.

François Hollande a profité de sa visite pour confirmer l’État comme actionnaire du groupe. "Ici, je réaffirme que l’État gardera sa part au sein du capital de PSA", a-t-il annoncé. "C’est notre responsabilité, et c’est votre garantie."

Source : Présidence de la République.

Lire aussi:

Faites partie de quelque chose de grand