Les voitures électriques auront-elles bientôt une autonomie supérieure à celle des voitures essence et diesel ?

S’agit-il d’une info ou d’une intox ? Toujours est-il que bon nombre d’observateurs prédisent que d’ici trois à quatre ans, la densité énergétique des batteries embarquées par les véhicules électriques permettra de disposer d’une autonomie de 1000 km. Un pas de géant qui pourrait concourir à enterrer définitivement les mécaniques fonctionnant à l’aide d’un carburant fossile.

Une rumeur confortée par le Fraunhofer Institute for Ceramic Technologies and Systems IKTS, le groupe ThyssenKrupp System Engineering et IAV Automotive Engineering, trois entreprises allemandes qui travaillent au développement d’une technologie inédite basée sur le lithium et qui promet d’importants progrès en termes d’autonomie mais aussi de puissance.

Ces recherches, qui, on s'en doute, font l’objet d’une confidentialité très poussée, impliqueraient la refonte totale de l’architecture d’une batterie mais aussi l’interconnexion qui les relie entre elles. Celle-ci se ferait désormais par l’intermédiaire de plaques bipolaires à même de remplacer les traditionnels connecteurs filaires. De quoi ainsi pouvoir empiler les couches de batteries, un peu comme dans une lasagne, tandis qu’un élément conducteur placé entre les plaques bipolaires ferait désormais circuler l’électricité sur toute la surface de la batterie.

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Outre les performances techniques assurées par ce système, il serait aussi la garantie d’un sacré gain de place. Le processus doit néanmoins faire l’objet de nombreux tests visant à le fiabiliser, notamment en ce qui concerne le maintien d’une température raisonnable au cœur de ce pack de batteries. Pour certains, l’échéance de 2020 semble beaucoup trop optimiste. Mais c’est sans compter sur la pugnacité de nos amis allemands !