Michel Vaillant Renaissance : entre romanesque et high-tech
Épisode 5 : Renaissance, l'avant-dernier épisode de Michel Vaillant mêle technologie et sentiments. Un cocktail réussi.
2017 est l'année du soixantième anniversaire de Michel Vaillant : une exposition à Monaco (du 4 au 9 mai), une décoration spéciale pour les ORECA 07 de l'équipe Vaillante Rebellion aux 24 Heures du Mans, et un 76e album - et sixième de la nouvelle saison - qui marque le retour dans la Sarthe du plus célèbre pilote de la bande dessinée franco-belge. Regard à épisodes sur la "nouvelle saison" imaginée par Philippe Graton et ses complices Denis Lapière, Marc Bourgne et Benjamin Bénéteau.
Selon le journaliste Xavier Chimits, co-auteur avec Philippe Graton du livre Jean Graton et Michel Vaillant, l'aventure automobile (éditions Hors Collection), "le côté romanesque que j'avais beaucoup aimé dans les premiers albums est traité d'une manière plus moderne dans la nouvelle saison de Michel Vaillant, mais d'une manière plus noire, aussi."
Les six premiers albums de cette nouvelle saison constituent effectivement autant de chapitres d'une saga qui tient autant du roman feuilleton que des séries télévisées. Avec une touche très cinématographique, quasi absente des 70 premiers albums : l'ellipse temporelle, qui donne leur rythme aux troisième et quatrième albums. Liaison dangereuse et Collapsus jouent ainsi sur la simultanéité d'une histoire racontée de deux points de vue différents.
Disons-le tout net : le cinquième album, Renaissance est l'un des tout meilleurs scénarios de l'histoire de Michel Vaillant, dont la première partie mêle grande aventure romanesque et drame intime. Une intrigue que l'on pourrait rapprocher de La Piste de Jade (1994), premier scénario de Philippe Graton pour le personnage créé par son père en 1957.
Électrisant
Ce 75e album fait également la part belle aux nouvelles technologies du sport automobile, représentée ici par la Formula E, le championnat du monde FIA de monoplaces 100 % électriques créé en 2014. "En 2015, j'avais assisté au ePrix de Berlin, tandis que Marc Bourgne et Benjamin Bénéteau étaient allés se documenter à Londres lors du week-end de clôture de la première saison de Formula E," raconte Philippe Graton. "D'un point de vue technologique, c'est un défi vraiment très intéressant. C'est aussi assez déstabilisant, car on n'est pas en présence de voitures qui 'déchirent' l'atmosphère, comme dans les courses que l'on a pu connaître jusqu'à la création de cette compétition."
Il explique son sentiment : "D'un côté, on a l'impression d'un manque, mais de l'autre, d'un apport dans tout l'aspect technique, notamment le pilotage, qui demande une incroyable finesse. Si le style n'est pas absolument pur, on ne perd pas seulement de la vitesse, on perd aussi - et surtout - de l'énergie. Cela induit donc un pilotage d'une propreté encore jamais vue en sport automobile, et c'est très intéressant. Par exemple, j'étais impatient de mettre quelqu'un comme Steve Warson là-dedans pour voir comment il va s'en tirer !"
Avec aussi, selon le vœu de Philippe Graton, une place toujours plus grandissante accordée à Patrick : le fils de Michel Vaillant est l'une des pierres angulaires de cet engagement en Formula E et aussi aux 24 Heures du Mans, dans le sixième album Rébellion... Avec aussi, dans Rébellion, une touche féminine à découvrir dans le prochain épisode sur Motor1.com.
Découvrez une séance d'essais chez Vaillante Rébellion
RECOMMANDÉ POUR VOUS
Voici qui dirigera le développement des nouvelles Lamborghini
Allons-nous acheter des voitures chinoises comme nous l’avons fait avec les japonaises et les coréennes ?
Le SUV électrique Rivian R2 destiné à l'Europe a été repéré
Le coupé Pontiac Banshee : la « sœur » oubliée de la Corvette
Audi va présenter la RS 5 hybride dans le cadre du Grand Prix de Miami
Un nouveau système d’infodivertissement pour Hyundai, Kia et Genesis
Citroën lance l’Ami Rip Curl, une édition limitée au style inspiré du surf