Une coupure moteur à mis des bâtons dans les roues des apprentis ingénieur, lors de la dernière tentative.

L'aventure n'a pas été de tout repos pour ces 18 étudiants de l'école d'ingénieur de l'Estaca Laval (53). Partis à Bonneville afin de battre les records de vitesse sur le lac salé avec leur Streamliner, tout n'aura pas été simple.

Estaca Bonneville
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Il faut dire que le projet "Electric Appeal" monté par Alexandre Penot et Guillaume Tatrie, deux étudiants de l'école lavalloise était ambitieux : à l'aide d'un Streamliner étudié, dessiné et monté par les apprentis-ingénieur, l'équipe devait battre un record de vitesse de 347 km/h avec un engin entièrement électrique. Une aventure que Motor1 avait suivi dès ses débuts, en décembre dernier, alors que le projet était en cours de montage. L'ensemble de l'aventure a été gérée de A à Z par les étudiants.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, et l'équipe mayennaise s'est dirigée vers le lac salé de Bonneville, début août, pour tenter de passer la barre des 347 km/h. "Electric Appeal", avec ses cinq mètres de long, ses 100 kg à vide et près de 500 chevaux, pouvait légitimement viser des résultats audacieux.

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Las, quelques soucis sont venus perturber la préparation des étudiants. Après avoir dû adapter au dernier moment la carrosserie aux pneus fournis par les organisateurs, le Streamliner a rencontré quelques soucis techniques au moment de son essai final : "Nous n'avons pas battu le record de notre catégorie (E2) qui est de 347 km/h", explique l'équipe d'étudiants dans un communiqué. "En effet, nous avons rencontré un problème électrique : l'arrêt des moteurs. La cause de ce problème est en cours d'analyse." De quoi tout de même atteindre 250 km/h avant que le courant ne se coupe.

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Spirit of Burt Munro

Cependant, les 18 participants à ce projet ne reviennent pas bredouilles des États-Unis : "Nous avons dépassé nos espérances en faisant une jolie performance au volant d'un véhicule que nous avons nous-même construit", s'enthousiasme l'équipe. "La validation du contrôle technique a prouvé que notre véhicule correspondait à la réglementation et à tous les critères nécessaires pour rouler : une grande victoire pour un projet 100% étudiant !"

Estaca Bonneville
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Une approche qui a surpris plus d'un concurrent sur place. Il s'agissait d'une première pour un projet entièrement mené par des étudiants dans l'histoire de la Speedweek de Bonneville. "Les autres participants à la Speedweek de Bonneville ont été impressionnés", expliquent-ils. "Ils nous ont surnommé The famous student team." De là à comparer l'épopée à l'aventure du Néo-Zélandais Burt Munro, détenteur de plusieurs records en moto, il n'y avait qu'un pas que les concurrents locaux ont franchi "car nous venions de loin et faisions forte impression", expliquent les membres de l'aventure.

De même, l'équipe loue l'ambiance formidable qui règne sur place : "C'était exceptionnel : de nombreuses nationalités, de nombreux types de véhicules rassemblés par la passion de la vitesse, de la mécanique, de l'automobile et de la moto. Ce fut une réelle expérience humaine !"

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Last but not least, l'équipe a aussi pu rencontrer sur place les membres de l'écurie Venturi, qui s'attaque à Bonneville depuis plusieurs années. Une rencontre pour boucler la boucle : l'aventure "Electric Appeal" s'est lancée au détour d'un album de Michel Vaillant, où l'équipe monégasque est mise en scène !

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