Dans le même temps, l'offre hybride se développe.

En Europe, Toyota ne compte plus vraiment sur le diesel. En fait, ce type de motorisation va quasiment disparaître de sa gamme de voitures particulières dans les mois à venir. L'annonce provient du constructeur lui-même, qui déclare dans son communiqué : "En raison de la forte demande pour les versions hybrides-électriques des principaux modèles de sa gamme, Toyota cessera de commercialiser des moteurs diesels sur toutes ses voitures particulières en 2018". Mais en vérité, les choses sont un poil plus subtiles puisque la firme japonaise ajoute discrètement qu'elle continuera "à proposer des moteurs diesels sur ses véhicules utilitaires et tout-terrain (Hilux, Proace et Land Cruiser) afin de répondre à la demande".

Toyota a parfaitement négocié le virage de l'hybride et peut donc se passer du diesel sans trop de peine. Un modèle comme le C-HR (lancé en 2016) en est déjà dépourvu, sans que cela pose problème. Sur ce véhicule, l'hybride a représenté 78% des ventes l'an dernier. Plus généralement, 41% des Toyota vendues en Europe étaient dotées d'une motorisation électrifiée. Sur la même période, les diesels représentaient moins de 10% des ventes.

Toyota C-HR Lead

Cette orientation s'accompagne logiquement d'un développement de l'offre hybride. Un nouveau moteur électrifié plus puissant vient ainsi de voir le jour, un 2,0 litres de 180 ch. Il sera par exemple proposée sur la dernière génération d'Auris actuellement présentée à Genève. Celle-ci pourra également compter sur un bloc hybride 1,8 litre de 122 chevaux et sur un quatre-cylindres essence turbo 1,2 litre de 116 chevaux. 

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