L'Union européenne se dit prête à ne plus taxer les voitures américaines !
Mais pour Donald Trump, ce n'est pas assez...
En juin dernier, le président américain Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane de 25 % sur les véhicules assemblés en Europe puis importés dans le pays à l'Oncle Sam. Cette annonce avait fait grand bruit car ces taxes ne sont normalement que de 2,5 % (et de 25 % pour les SUV). Après des discussions assez musclées, les choses semblent enfin évoluer dans le bon sens. Le jeudi 30 août 2018, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a fait une annonce qui pourrait réjouir les fans de voitures américaines. En effet, la commissaire a déclaré devant la commission du Commerce du Parlement européen que les pays européens étaient prêts à supprimer les droits de douane (10 %) imposés sur les véhicules importés des États-Unis (dans le cas où Donald Trump ne taxe pas les véhicules européens à hauteur de 20 %).
Aujourd'hui, lors d'une interview accordée à Bloomberg News, Donald Trump a déclaré : "Ce n’est pas suffisant (en parlant de l'annonce de l'Union européenne). Leurs consommateurs ont l’habitude d’acheter leurs voitures, pas d’acheter nos voitures" et de poursuivre : "l’Union européenne est presque aussi terrible que la Chine, mais en plus petit".
À l'heure actuelle, l'Europe n'importe que très peu de véhicules américains. Selon le magazine Challenges, l'Union européenne importe moins de 40'000 véhicules par an des États-Unis. En revanche, l'Europe exporte des centaines de milliers voire des millions de véhicules en direction des États-Unis. Si Donald Trump met ses menaces à exécution, les grands perdants seraient les constructeurs allemands qui sont très présents aux USA.
Si les deux parties concluent ce marché (ce n'est pas gagné), il sera possible d'importer une voiture produite aux États-Unis sans avoir à payer les 10 % de taxes. Attention tout de même car les voitures américaines ne respectent pas toujours les standards européens. Il ne faudra par exemple pas oublier de prendre en compte le montant du malus écologique ainsi que le bon appétit des moteurs (à moins de mettre un boîtier éthanol).
Source : Challenges, BFM Business
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