Le gouvernement veut discerner le vrai du faux.

La semaine dernière, Carlos Ghosn a été arrêté par les autorités japonaises. Il est soupçonné d'avoir fraudé le fisc et d'avoir abusé des biens sociaux du constructeur Nissan. D'ailleurs, quelques jours après son interpellation, Carlos Ghosn a été révoqué par Nissan ; il perd donc son poste de patron chez le constructeur japonais. Aujourd'hui, nous apprenons que l'homme qui était à la tête de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a également perdu son poste de président du conseil d'administration au sein de Mitsubishi

Mais les ennuis ne s'arrêtent pas là pour le puissant patron de 64 ans. Certes, il est toujours numéro un de Renault, mais le dimanche 25 novembre 2018, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie a annoncé l'ouverture d'un audit au sein du constructeur au losange. Le Maire souhaite discerner le vrai du faux sur cette affaire puisque le gouvernement français ne dispose pas de preuves tangibles. Le ministre a d'ailleurs demandé aux autorités japonaises ainsi qu'à Nissan de lui fournir des informations le plus rapidement possible !

Cet audit devrait prendre fin d'ici à la fin de semaine. Ainsi, à l'issue de cette procédure, nous saurons si les charges qui pèsent sur Carlos Ghosn sont avérées ou non. Renault n'a pas encore statué sur le sort de son PDG qui est toujours en garde à vue au Japon. Rappelons que si le gouvernement français s'en mêle, c'est parce qu'il est actionnaire de Renault à hauteur de 15 %.

Le quotidien japonais "Mainchi" assure que Carlos Ghosn aurait sous-évalué le montant de ses rémunérations et aurait omis de déclarer un accord avec Nissan qui prévoit le paiement différé de sa future retraite. De son côté, l'intéressé nie en bloc ces accusations.

 
Source: Libération