Un centre dédié aux crash-tests a été ouvert.

La sécurité est devenue un enjeu majeur dans l'automobile, et les tests Euro NCAP sont devenus plus sévères, alors que les standards deviennent de plus en plus efficaces. Ford a pu se vanter d'avoir conçu, avec la nouvelle Focus, l'une des voitures les plus solides, puisqu'elle a été parmi les premiers véhicules à obtenir la note maximale de cinq étoiles avec ces standards revus. Outre l'utilisation de matériaux renforcés, c'est aussi le perfectionnement via une série de crash-tests dans le centre dédié de Cologne qui a permis de peaufiner ces résultats.

"La sécurité de nos clients est notre priorité absolue. C'est pourquoi Ford mise sur des véhicules bardés de technologies, afin d'aider les occupants à aborder le plus sereinement possible les situations dangereuses, et en consolidant au maximum la structure de conception de ces véhicules, pour mieux les protéger en cas d'accident", a déclaré Helmud Reder, le directeur de gamme des segments B et C de Ford en Europe.

Par rapport à sa devancière, la nouvelle Focus, que nous avions essayée, a augmenté de 40% sa résistance aux chocs à l'avant, et a globalement solidifié sa carrosserie avec l'utilisation de 33% d'acier au bore. Cet acier est l'un des plus résistants qui soit, et permet notamment de grandement rigidifier la voiture sur les côtés. Il résiste à une pression de 1100 Newtons au mm2, ce qui est environ le triple de l'acier habituel. Il est conçu dans une presse spéciale, et la marque à l'ovale fait d'ailleurs la comparaison avec la fabrication d'une armure dans une forge.

Le centre Ford dédié aux crash-tests a coûté 15,5 millions d'euros à la marque, et est entré en fonctionnement en début d'année. Le centre peut effectuer jusqu'à quatre tests par jour et les caméras enregistent 1000 images par seconde, permettant à la fois de vérifier la réactivité des airbags et des ceintures, ainsi que la résistance de la structure du véhicule, et ses éventuelles failles. Grâce à environ 70 capteurs placés dans les mannequins, dont une quinzaine d'accéléromètres placés dans la tête, ces tests permettent de faire le lien entre les crash-tests à grande échelle et les crash-tests virtuels.

"Les crash-tests à grande échelle nous fournissent une mine d'informations, mais leur mise en place prend plus de temps. Les crash-tests virtuels sont rapides, mais pas encore aussi fiables que la réalité. Notre nouveau banc d'essai comble le fossé entre le monde réel et le monde virtuel, afin que nous puissions apporter des améliorations plus rapidement, pour des véhicules plus sûrs", a expliqué Stephan Knack, responsable du centre de Cologne.