Si rien n'est fait, le déclin des ventes de voitures diesel pourrait avoir de lourdes conséquences en matière d'emploi.

Pour tenter de trouver une solution à la crise que rencontre aujourd'hui la filière du diesel, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, ont rencontré le 11 mars des constructeurs automobiles, des équipementiers, des présidents de Régions, des représentants syndicaux et des organisations professionnelles.

Les discussions ont permis de dégager un plan d'action comportant quatre points essentiels : 

  • mise au point d’une cartographie précise des sites industriels menacés par l'évolution du marché
  • renforcement du nombre d’entreprises répondant à l’appel à projet "Innovation et diversification d’entreprises spécialisées dans le diesel", doté de 18 millions euros et décrit comme "insuffisamment utilisé" à ce stade
  • mise en place d’un groupe de travail ayant pour objectif d'étendre la portée du dispositif Etat-Régions permettant d’accompagner 10'000 entreprises dans cette phase de transition
  • lancement d’une étude scientifique sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), d’oxyde d’azote (NOx) et de particules fines en conditions réelles des véhicules récents tant diesel qu’essence.

Le dernier point ouvre la porte à une reconsidération des diesel les plus récents et donc les moins polluants. Bercy voudrait les rendre éligibles à la vignette Crit'Air 1, mais certains membres du gouvernement ne l'entendent pas de cette oreille. La secrétaire d'Etat Brune Poirson, par exemple, n'y semble guère favorable. "Le but, c'est que ce soit aussi très clair pour les Français ; on leur a dit qu'on voulait résolument sortir du diesel, et l'objectif n'est pas pour autant d'envoyer un signal qui pourrait être perçu comme contradictoire par les Français", a-t-elle déclaré au micro de France Info.