Moins de morts, mais aussi d'accidents corporels et moins de blessés.

D'après les chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 248 personnes sont décédées sur les routes de France métropolitaine en mai 2019. Cela représente une baisse de 7,5% par rapport à mai 2018, qui s'était soldé avec un bilan de 268 morts.

Mai 2019 marque en outre un recul de 4,7% du nombre d'accidents corporels (4644, soit 230 de moins). Le nombre de personnes blessées a également diminué, de 6,9% (6255, soit 429 de moins).

Il s'agit du deuxième mois de recul consécutif, la mortalité routière ayant chuté de 16,9% en avril dernier. Sur les cinq premiers mois de l'année, la tendance est à la baisse : l'ONISR recense 1225 décès, soit neuf de moins que sur la même période en 2018.

Toujours d'après l'ONISR, la baisse de la mortalité routière en mai 21019 "concerne essentiellement les motocyclistes et les cyclistes, alors que la mortalité des automobilistes augmente".

Pour Emmanuel Barbe, le délégué interministériel de la Sécurité routière, la diminution du nombre de morts repose en partie sur la mise en place des 80 km/h. La mesure demeure toutefois impopulaire dans une large partie de l'opinion, chez les personnes vivant en milieu rural mais aussi chez les citadins. Le gouvernement n'a d'ailleurs eu d'autres choix que d'assouplir sa position : désormais, les présidents de conseils départementaux peuvent relever la vitesse à 90 km/h sur les départementales.

D'après Emmanuel Barbe, les chiffres auraient pu être encore meilleurs sans la dégradation ou la destruction de radars. Celles-ci ne sont plus aussi nombreuses qu'elles ont pu l'être au plus fort de la crise des gilets jaunes mais "restent encore à un niveau sensible", selon le responsable politique.