Malgré les restrictions, la situation a été catastrophique...

Ce mercredi 26 juin, la circulation différenciée a été mise en place dans plusieurs villes de France, interdisant les vignettes Crit'Air d'un certain niveau. En Île-de-France, et en particulier à Paris, tous les véhicules disposant d'une vignette de niveau 3 ou plus ne pouvaient pas circuler. Cela n'a pas empêché des bouchons monstres de se former dans toute la région, montrant ici les limites du dispositif mis en place pour limiter la pollution.

La première raison à cela est évidemment le non-respect des consignes, qui a poussé de nombreux automobilistes à emprunter le réseau au volant de voitures qui n'étaient pas munies d'une vignette Crit'Air de niveau 0 à 2. La préfecture de police indiquait à 18 heures avoir procédé à 2688 contrôles routiers de voitures, motos et poids lourds, et relevé 1187 infractions, dont 463 en lien avec la circulation différenciée. Les amendes pour cette infraction vont de 68 euros pour les voitures et motos à 135 euros pour les poids lourds.

L'autre effet inattendu a été le transfert de circulation, qui s'est retirée quelque peu du Boulevard Périphérique pour se retrouver sur l'A86. Certains tronçons du Périph', habituellement congestionnés, sont restés fluides, comme le note Le Parisien, qui prend pour exemple la zone entre la porte d'Auteuil et celle de la Chapelle. En revanche, l'A86 a subi de nombreux embouteillages inhabituels, qui sont toutefois comptabilisés dans le trafic global de la région parisienne, et explique le fait que le trafic n'ait pas été meilleur malgré l'interdiction de rouler d'une moitié des voitures.

Le dispositif était également actif à Lyon, Annecy et Strasbourg, et dans la ville rhodanienne, beaucoup de personnes n'ont pas respecté non plus la mise en place de cette circulation différenciée. La ville de Lyon a mis en place une tarification spéciale des transports en commun pour encourager les usagers à les utiliser, et le dispositif sera reconduit ce jeudi, tout comme à Paris.

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