L'affaire Ghosn continue de faire trembler le Losange...

Tout juste une semaine après la première perquisition effectuée au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt, une nouvelle saisie d'éléments a eu lieu au même endroit, nous apprend Le Point. Elle a de nouveau été menée par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), qui s'intéressaient cette fois à un informaticien recruté par Carlos Ghosn, et qui travaillait exclusivement pour l'ex-PDG, hors de l'organigramme de l'entreprise.

L'enquête concernant l'affaire Carlos Ghosn a semble-t-il révélé de nouveaux éléments, puisque les enquêteurs ont eu connaissance de la présence de cet informaticien dans l'entreprise, mais également de l'existence d'une salle ultra sécurisée dans laquelle l'individu en question travaillait, et dont il était le seul à avoir un accès. Ce sont au total une quinzaine d'appareils qui ont été saisis par les policiers, et qui pourraient ainsi en dire plus sur de potentielles malversations commises par Ghosn et son assistant mystère.

Du côté de Renault, on assure ne pas avoir eu connaissance de ce recrutement, ni de la présence de cette personne dans l'organigramme de l'entreprise. Seuls Thierry Bolloré, directeur général du groupe, et une communicante, auraient été au courant de la présence dudit collaborateur, tandis que la DRH du groupe et le responsable de la sûreté n'en savaient rien. La personne visée par cette perquisition était chargée de gérer pour Carlos Ghosn les moyens de communication internationale, dont téléphones cryptés et ordinateurs, qui pourraient avoir fait partie de la saisie.

Actuellement en prison au Japon, Ghosn est sous le coup de cinq chefs d'accusation. Son domicile a déjà été perquisitionné, ainsi que celui d'un ancien responsable de la marque, ce qui avait constitué la première perquisition sur le sol français dans le cadre de cette affaire. Renault réfléchirait à porter plainte contre Ghosn pour faire la lumière sur des dépenses suspectes s'élevant à plus de 10 millions d'euros, et Nissan devrait suivre puisque les dépenses en question ont concerné les deux marques.

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