Un projet de loi demandait à passer à 130 km/h.

Pour les amateurs d'automobile, l'Autobahn, l'autoroute allemande, est un lieu qui fait toujours un peu rêver. Non pas tant pour ses paysages que pour le fait que la vitesse y soit illimitée. Du moins sur certains tronçons. Un passage obligé pour qui veut pousser sa sportive ou tenter le grand frisson en atteignant des vitesses qui vaudraient des années de prison ferme en France. Un système qui, on s'en rend vite compte quand on l'a déjà essayé, fonctionne très bien, avec une circulation fluide, pas plus dangereuse en dépit des vitesses de passage de certaines autos. Mais sans la rigueur ou peut-être le respect pour autrui de nos voisins d'outre-Rhin, on imagine pas une telle solution en France. 

Toujours est-il que régulièrement ces tronçons d'autoroute allemande à vitesse illimitée sont remis en cause. Et c'est ainsi qu'un parti politique allemand, celui des écologistes, a récemment proposé de supprimer ces parties non réglementées de l'autoroute. Et pour cela, le parti politique en question a invoqué des raisons d'ordre écologique, économique et sociale, soulignant le fait qu'une limitation de vitesse sur l'autoroute allemande réduirait les coûts pour les automobilistes, mais aussi la pollution sonore et les émissions polluantes.

C'est pour cette raison que les écologistes allemands demandaient à imposer une limitation de vitesse de 130 km/h sur les portions d'autoroutes restant illimitées.

Sauf que le parlement allemand, le Bundestag, en a décidé autrement, s'opposant majoritairement à cette proposition. 498 députés ont voté contre, soit une grande majorité des 631 votes, dans lesquels seulement une poignée d'abstentions.

Pour rappel, en janvier dernier, le gouvernement fédéral avait déjà rejeté cette proposition de limitation de vitesse. Pourquoi ce refus de limiter la vitesse pour tenter de réduire les émissions polluantes ? Le ministère allemand de l'Environnement a rappelé que les portions non limitées ne représentent qu'une petite partie de la totalité des autoroutes, que 7640 km sont déjà limités, et que de ce fait, une limite de vitesse ne baisserait les émissions du pays que de 0,5 %.