Ils demandent son rapatriement.

Incarcéré au Japon depuis près d'un an, puisqu'il a été mis en prison le 19 novembre 2018, Carlos Ghosn doit être jugé au pays du Soleil Levant. Mais des parlementaires français se sont opposés à cette possibilité dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche ce 17 novembre. Parmi ceux-ci, on trouve Christian Jacob, président des Républicains, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, ou encore Anne Genetet, députée LREM.

"Nous demandons à l'État français de mettre tout en œuvre afin que Carlos Ghosn soit rapatrié en France pour y être jugé dans le cadre d'un procès équitable", explique la tribune publiée pour que l'ex-PDG de Renault et Nissan soit jugé en France. "Carlos Ghosn n'est ni au-dessus des lois, ni redevable d'une justice d'exception, mais il a droit à la justice. Or, depuis le début de l'affaire, les traités internationaux sur les droits de l'homme que le Japon, pays membre du G7, a ratifiés ont été violés à plusieurs reprises."

"Il ne fait désormais plus de doute que ce qui se joue est avant tout l'épisode d'une guerre économique, qui vise, par tous les moyens, à se défaire de la tutelle française sur Nissan. En effet, la feuille de route de Carlos Ghosn avant son retrait des affaires était connue depuis le début de l'année 2018 : il s'agissait de procéder à davantage d'intégration entre les constructeurs, ce dont les Japonais ne voulaient pas."

Pour ces parlementaires, l'objectif n'est donc pas seulement judiciaire, mais aussi économique, puisqu'ils pointent que les deux marques principales, Renault et Nissan, ont souffert de ces problèmes liés à la réputation de leur ancien dirigeant : "La manière dont ce refus s'est incarné a tout d'une stratégie à la Gribouille puisque, au bout du compte, il n'y aura eu dans cette affaire que des vaincus ainsi que l'attestent la chute des résultats et la perte de valeur des deux entreprises de plusieurs milliards d'euros."