Vous n'apprécierez plus cette odeur de la même façon.

Lorsqu'on achète une voiture neuve, on s'attend à ce qu'elle sente le... neuf. En Europe, bon nombre de personnes adorent inhaler cette odeur si particulière : ne dit-on pas que "ça sent le neuf" ? Cette odeur est tellement enivrante que des industriels vendent des désodorisants 'odeur neuf' pour que les voitures conservent l'odeur de leur premier jour. Ne vous êtes-vous jamais demandés d'où venait cette odeur ? Si oui, nous allons y répondre ! 

Une affaire de composants chimiques

L'habitacle d'une voiture est composé de divers éléments. On y trouve le plastique, mais aussi, le cuir, les tissus, etc. Ces matériaux ont chacun des odeurs spécifiques, mais l'odeur du neuf vient plus particulièrement des plastiques et des colles utilisées qui dégagent des composants organiques volatils. C'est ce que l'on appelle les COV, et ils sont responsables de l'odeur que certains aiment tant. Parmi les COV, on retrouve le formaldéhyde (formaline). Il faut savoir qu'il est considéré comme étant cancérigène. Il est utilisé par les industriels comme 'liant dans des résines'. On retrouve aussi l’éthylbenzène et bien d'autres, qui au fil du temps, disparaissent de l'habitacle.  

Des risques pour la santé

Cela va peut être vous étonner mais l'odeur du neuf n'est pas aimée par tout le monde. Les Chinois la détestent par exemple, d'ailleurs, des constructeurs sont en train de chercher des solutions pour que leurs voitures n'aient plus cette odeur et satisfaire ainsi les clients chinois. Pour autant, et selon plusieurs études, cette odeur n'est pas bonne pour la santé. En 2013, le centre écologique du Michigan avait testé la toxicité de différents composants (brome, chlore, mercure) présents dans l'habitacle de 204 véhicules. Selon cette étude, l’habitacle d'une voiture contient plus de particules nocives qu'une maison ou un bureau. Pour les évacuer, il est conseillé d'aérer régulièrement sa voiture. Les COV peuvent avoir des effets sur la santé comme des maux de tête, des réactions allergiques, des vomissements. Une exposition à plus long terme pourrait entraîner un cancer, mais cela n'a jamais été quantifié ni pris très au sérieux par les constructeurs.

Source: Le Parisien, Mercola