Sur près de 25 millions de véhicules accueillis dans les centres agréés en 2019, 21,73 % ont fait l'objet d'une contre-visite.

Si vous êtes en possession d'une voiture ou bien même d'un véhicule au sens plus large du terme, vous n'êtes sûrement pas passé à côté du nouveau contrôle technique. Plus ferme que l'ancien, son application a eu lieu le 1er janvier 2019, et visiblement les premiers résulats se sont déjà fait sentir.

En effet, selon le dernier rapport annuel du ministère de la Transition écologique et solidaire, 24,76 millions de véhicules légers et utilitaires légers ont été contrôlés en 2019 dans les quelques 6404 centres agréés en France

Sur ces près de 25 millions de véhicules contrôlés, 21,73 % d'entre eux ont été refusés et ont fait l'objet d'une contre-visite. À titre de comparaison, en 2018, le taux avait atteint 19,43 %, soit une hausse de 2,30 points sur un an. Pour être tout à fait précis, 21,20 % des véhicules légers contôlés ont été soumis à une contre-visite contre 25,42 % des véhicules utilitaires légers. Les véhicules plus anciens sont logiquement les plus impactés, à commencer par les véhicules légers de plus de dix ans où 29,52 % ont été refusés au contrôle technique, dont 1,31 % pour des défaillances jugées critiques. Le taux de défaillance pour les véhicules âgés de sept à dix ans est deux fois moins élevé.

Dans le détail, pour les défaillances majeures, la plupart des refus portent sur des soucis au niveau des essieux, roues, pneus et suspensions (11,09 %) ainsi que les feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques (10,52 %). Les défaillances critiques relevées portent essentiellement sur les pneumatiques, et plus précisément sur leur non-conformité de la profondeur des sculptures, ou encore sur l'efficacité du frein de stationnement. Le nouveau contrôle technique étant arrivé au milieu de l'année en 2019, sur une année pleine comme 2020, le taux de contre-visites devrait assez largement augmenter une nouvelle fois.