Encore une marque qui met la clé sous la porte.

Holden, ça vous dit quelque chose ? La marque australienne a plus de 100 ans, elle a en effet débuté ses activités en 1856 en tant que fabricant de sellerie avant de se convertir à l'automobile et devenir une filiale du Groupe GM dans les années 1930. Aujourd'hui, avec une industrie automobile en perpétuelle évolution, Holden est obligé de mettre la clé sous la porte, c'est ce que vient d'annoncer General Motors. Le marque avait une certaine popularité en Australie, là où elle fabriquait la Holden Commodore, son modèle le plus emblématique. Il y a quelques années, Holden a annoncé que ce modèle ne sera pas renouvelé et qu'il ne sera plus fabriqué. L'Opel Insignia rebadgée devait prendre la relève mais elle n'a visiblement pas le même succès que la Commodore. 

En cessant ses activités d'ingénierie, de concept et de vente comme l'écrit le journal Le Figaro, c'est toute une entreprise qui est condamnée à sombrer dans l'oubli mais aussi, et surtout, ce sont 600 personnes qui vont perdre leur emploi.

"Cela a été une décision très difficile à prendre pour nous et nous ne l'avons pas prise à la légère et facilement. Avec la fusion sur le plan international de l'industrie automobile, il devient de plus en plus difficile pour nous de soutenir une marque et une entreprise qui n'est implantée que sur deux marchés", a déclaré Julian Blissett, vice-président responsable des activités à l'international de GM.

On estime que plus d'un million de véhicules de marque Holden circulent en Australie et en Nouvelle-Zélande, deuxième pays dans lequel la marque a vendu ses modèles. Comme pour rassurer les actuels clients, la marque a fait savoir qu'elle continuait à assurer le service après-vente ainsi que l'entretien de ses véhicules pendant deux ans, au moins. Par la suite, pour ce qui est des pièces détachées, les clients trouveront toujours leur bonheur en frappant à la porte de constructeurs comme Opel, car les véhicules de marque Holden étaient essentiellement des modèles d'autres marques rebadgés.

Source: Le FIgaro