Un problème qui pourrait nous arriver à tous.

Lorsqu'un journaliste automobile subit un accident avec une voiture prêtée par le constructeur, il y a deux solutions : soit il va tenter de le cacher aux lecteurs, soit il va en parler en toute franchise. Leon Poultney, journaliste chez Drivetribe, se situe dans la seconde catégorie.

Après avoir récupéré l'A110S auprès d'Alpine, il s'était fixé comme objectif d'aller observer un lever de soleil dans la campagne anglaise, à un endroit où on ne peut se rendre qu'en empruntant des petites routes sinueuses. Vous sentez venir l'erreur ?

A110S Drivetribe

C'est donc de bon matin que Leon se rend à son endroit d'observation favori. Mais au détour d'un petit virage serré à droite, sa course au soleil s'est assez brutalement stoppée. Il a perdu l'arrière de sa voiture avant de le récupérer. Très vite, il s'est rendu compte que son premier sauvetage le jetait en fait la tête la première dans une barrière de barbelés. Il reconnaît volontiers avoir surestimé ses qualités de pilote tout en ayant sous-estimé la mauvaise qualité de la route. Il explique ensuite dans son article son sentiment juste après avoir compris ce qui venait de se passer :

"Il suffit d'une nano-seconde pour réaliser que tous les membres sont intacts, et l'esprit enchaîne directement en sautant d'une émotion à une autre. Culpabilité, gêne, honte, inquiétude, encore plus de honte et, enfin, une colère brûlante".

Pour tous ceux qui sont déjà partis à la faute, sortant de la route, vous connaissez sans doute ce sentiment. Heureusement, il n'y a pas de problème humain. La voiture, cependant, ne tire pas sa meilleure mine. Grâce à son poids plume, Leon Poultney a pu bouger la berlinette accidentée jusqu'à un endroit moins dangereux et a ensuite attendu la dépanneuse, sans doute avec un air penaud.

Cependant, il n'a pas manqué d'humour dans son article, indiquant notamment "qu'aucun mouton n'a été blessé durant l'opération", ce qui rend cet essai raccourci assez intéressant à lire.