Au total, 4600 postes seront supprimés en France, mais aucun licenciement sec n'est prévu.

Déjà en difficulté, Renault a très mal vécu la crise sanitaire qui a touché le monde entier. Les immatriculations de voitures neuves ont chuté, en France, la baisse était de plus de 88% au mois d'avril dernier. Le constructeur français n'a pas d'autres choix, il doit faire des économies, et cela passe par la suppression de 15 000 emplois dans le monde. 

Mardi 16 juin, le constructeur au losange a détaillé son plan d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans. On apprend que sur les 15 000 emplois supprimés dans le monde, 4600 suppression de postes se feront en France ! Cela concerne 2100 salariés en production, 1500 en ingénierie et 1000 dans les fonctions support

La pilule est dure à avaler pour les salariés, mais le constructeur promet que son plan se fera sans licenciements secs. Ces suppressions de postes concernent surtout des départs à la retraite anticipés, un plan de départs volontaires, des reconversions ou une mobilité interne. 

Nous ne sommes pas au bout de nos peines, le constructeur pourrait tirer un trait sur certaines de ses usines comme celle de Dieppe, où sont fabriquées les Alpine, ou encore, l'usine de Flins, qui emploie tout de même 2600 personnes. Dans quelques semaines, Renault aura un nouveau patron, Luca de Meo, ex-patron de SEAT. Le remplaçant de Carlos Ghosn pourrait se séparer d'une partie de son effectif afin que l'entreprise renoue avec les bénéfices. 

Dernièrement, Renault a reçu un prêt garanti par l'Etat d'un montant de 5 milliards d'euros. Le gouvernement avait demandé au constructeur d'accepter de se restructurer, c'est désormais chose faite, mais ce n'est pas terminé.

"Nous accompagnons Renault dans une des plus graves crises de son histoire et, pour ce faire, il faut accepter qu'il y ait une partie de restructurations", a déclaré la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher. "Ce sont des postes qui sont supprimés, ce n'est pas des personnes qui partent, ce ne sont pas des personnes qui sont mises au chômage du jour au lendemain. J'ai été trop marquée dans ma jeunesse par les suppressions d'emplois dans la sidérurgie, le textile, où on commençait par dire 'il ne va rien se passer', et finalement on regardait partir des pans entiers de l'économie." 

Source: Renault, Le Figaro