Après le départ de Luca de Meo du côté de chez Renault, le nouveau patron, Carsten Isensee, annonce la couleur sur l'avenir de Seat.

Du côté de chez Seat, l'actualité est plutôt chargée en ce moment. Entre le lancement de la nouvelle Leon, l'Ateca restylé ou encore l'arrivée d'un nouveau patron suite au départ de Luca de Meo chez Renault, la firme ibérique ne chôme pas.

À l'occasion d'une conférence de presse, Seat a esquissé son avenir et compte bien continuer sur la lancée introduite par Luca de Meo qui a su relancer avec brio la firme espagnole. Carsten Isensee, le nouveau patron de Seat, est entré dans le vif du sujet en annonçant d'emblée un investissement de l'ordre de cinq milliards d'euros d'ici 2025 pour financer des projets de recherche et développement visant à concevoir de nouveaux modèles. Ces investissements viseront aussi à moderniser des équipements et des installations dans le but d'entreprendre de nouveaux projets spécifiquement destinés à électrifier la gamme.

Carsten Isensee n'est pas forcément entré dans les détails mais ce dernier a tout de même annoncé que l'usine principale de Seat, celle de Martorell, près de Barcelone, sera bientôt adaptée pour accueillir la fabrication de modèles 100 % électriques à partir de 2025. Cela peut paraître lointain, beaucoup trop lointain pour certains, mais le président a annoncé vouloir attendre que le marché soit un peu plus mature tout en analysant son évolution.

Des modèles 100 % électriques qui se feront attendre

Justement, sans transition, c'est la seconde partie abordée par la conférence de presse : les modèles à venir. Vous vous souvenez de la petite Seat el-Born, annoncée sous la forme d'un concept-car et reposant sur la plateforme de la Volkswagen ID.3 ? Finalement elle ne verra pas le jour sous le logo Seat mais Cupra. La firme l'a d'ailleurs déjà officialisée et vous pourrez retrouver tous les détails du modèle en suivant ce lien.

Une décision pour le moins étrange puisque Seat avait été chargé de concevoir les futures citadines électriques du groupe Volkswagen, une mission qui lui a été finalement retirée puisque, selon Carsten Isensee, le développement de Seat en Chine a été mis en sommeil pour le moment. La Chine, où les véhicules électriques concernés devaient être produits à la base.

De ce fait, la gamme devrait rester sans modèle 100 % électrique pendant un petit moment et les clients devront se contenter de la Mii electric s'ils souhaitent une Seat 100 % électrique. La firme ibérique devrait se concentrer davantage sur les voitures hybrides rechargeables avec notamment la nouvelle Leon et le Tarraco. La gamme ne devrait que très peu évoluée d'ici les années à venir et le catalogue devrait simplement être renouvelé au fur et à mesure grâce à des restylages ou de nouvelle génération de modèles déjà existants.

Seat, plus qu'un constructeur automobile ?

D'une manière générale, et comme la marque l'avait déjà annoncé depuis quelques mois, Seat ne se considère pas uniquement comme un constructeur de voitures désormais, mais plus comme un acteur de la mobilité. En effet, la marque a déjà présenté quelques produits tournés vers les nouvelles mobilités à l'image de sa trottinette ou encore de son scooter électrique. Une manière aussi de se démarquer de la nouvelle marque Cupra, lancée en 2018, et dont les liens sont encore très étroits avec Seat.

Pour le Carsten Isensee, "Cupra et Seat sont les deux faces d'une même pièce. En effet, Seat offre à Cupra une base de croissance en volume en matière de production, de recherche et développement et de ressources humaines. De son côté, Cupra permet à Seat de se positionner sur le segment des voitures plus chargées émotionnellement, avec une montée en gamme."