La gendarmerie a noté une augmentation de 6 % de cette infraction entre le 12 mai et le 12 juillet 2020.

Rouler aujourd'hui en voiture peut rapidement devenir cher, très cher même. Entre les prix de l'essence constamment à la hausse depuis de nombreuses années, les voitures de plus en plus onéreuses ou encore les tarifs pratiqués par les compagnies d'assurances, les automobilistes veillent régulièrement à leurs dépenses.

Justement, certains ont trouvé un moyen pour le moins radical de couper à certaines dépenses : se passer d'assurance. Pourtant, l'assurance est obligatoire en France et les forces de l'ordre multiplient les contrôles à ce sujet. D'ailleurs, en plus de la constatation d'une augmentation des très gros excès de vitesse ces dernières semaines, notamment lors du confinement, les policiers et gendarmes constatent également une hausse du nombre de conducteurs interpellés sans assurance.

L'information provient de nos confrères du Figaro qui précisent que la gendarmerie a noté une augmentation de 6 % de cette infraction entre le 12 mai et le 12 juillet. "Quand on contrôle un automobiliste sur autoroute et qu’il n’est pas assuré, son véhicule est immobilisé. Les fourrières sont débordées à cause de ce délit", témoigne de son côté le policier Daniel Olié qui commande la CRS autoroutière Provence autour de Marseille.

Le Figaro révèle que les raisons de cette augmentation serait liées à l'épidémie. Certains auraient, en raison de cette période compliquée, oublié de s'assurer tandis que d'autres, en raison de difficultés financières, ne l'ont tout simplement pas fait afin de rogner sur leur budget voiture.

Néanmoins, ce calcul a souvent des conséquences pour le moins dramatiques comme le rappelle Laurent Collorig, le chef de l’unité de coordination de lutte contre l’insécurité routière, à nos confrères du Figaro : "En cas d’accident, le conducteur qui n’est pas en règle passera sa vie à payer sa dette".

En cas d'accident, le fonds de garantie va indemniser les victimes à la place du conducteur non assuré, mais celui-ci va ensuite se retourner contre le conducteur. Rappelons que ce sont les assureurs qui financent en partie le fonds et donc indirectement ceux qui payent leur cotisation.