Les véhicules hybrides rechargeables seront interdits à la vente cinq ans plus tard, en 2035.

C'était une mesure qui devait intervenir en 2035 à la base, mais quelques mois après son officialisation, la Grande-Bretagne vient d'ores et déjà de modifier les termes de cette nouvelle loi puisqu'elle arrivera cinq ans plus tôt, en 2030. Ainsi, à cette date, il n'y aura plus de voitures thermiques neuves en vente en Grande-Bretagne a indiqué le Premier ministre Boris Johnson.

Et n'imaginez pas que les véhicules électrifiés seront exemptés puisque les modèles hybrides rechargeables neufs, qui sont équipés d'un moteur thermique pour rappel, seront interdits à la vente dès 2035. À cette date, il ne restera plus que des voitures 100 % électriques neuves en vente en Grande-Bretagne.

Cet objectif place le Royaume-Uni devant la France et l'Espagne, qui ont ciblé plutôt 2040 comme date butoir. Le seul pays plus ambitieux dans ce domaine en Europe est la Norvège, puisque l'arrêt des ventes de véhicules thermiques neufs là-bas doit être effectif en 2025.

Suite à l'annonce de cette nouvelle mesure, le gouvernement britannique investira 1,3 milliard de livres (soit environ 1,45 milliard de dollars) pour accélérer le déploiement de bornes de recharge pour les véhicules électriques dans les rues, les logements et les autoroutes en Angleterre, avec notamment 582 millions de livres de subventions pour encourager les consommateurs à acheter un véhicule zéro émission. Dans le même temps, près de 500 millions de livres seront dépensés au cours des quatre prochaines années pour booster la production de batteries de véhicules électriques.

"Le moment est venu de planifier une reprise plus verte avec des emplois hautement qualifiés qui donnent aux gens la satisfaction de savoir qu'ils contribuent à rendre le pays plus propre, plus vert et plus beau", a déclaré Boris Johnson dans une chronique publiée mardi dans le Financial Times.

L'année dernière, la Grande-Bretagne est devenue le premier pays du G7 à fixer dans la loi un objectif zéro émission précis d'ici 2050, ce qui occasionnera des changements en profondeur sur la façon dont les Britanniques voyagent, consomment de l'énergie et mangent d'une manière générale. Au total, ce plan mobilisera environ 12 milliards de livres (13,5 milliards d'euros) issus des caisses du gouvernement, en plus d'un montant trois fois supérieur à celui investit par le gouvernement issu directement du secteur privé. Cela pourrait permettre de créer et soutenir jusqu'à 250'000 emplois d'ici 2030 selon Boris Johnson.

Parmi les objectifs de cet immense plan environnemental, le gouvernement britannique compte également entamer une profonde mutation du secteur industriel, d'augmenter la production d'énergie issue de l'éolien, de promouvoir l'hydrogène ou encore d'encourager les ménages à s'équiper d'éléments plus respectueux de l'environnement. L'argent servirait également à développer certaines centrales nucléaires à différentes échelles.