Le groupe PSA Peugeot Citroën a annoncé son intention d’analyser les tenants et aboutissants d’un retour éventuel sur le continent américain.

Le PDG du groupe Carlos Tavares a confié au média allemand Automobilwoche que PSA allait se fixer de nouveaux objectifs internationaux, dès lors que les résultats se situent à nouveau dans le vert.

PSA Peugeot Citroën dévoilera ainsi le 5 avril prochain sa nouvelle stratégie à l’international, les deux premiers marchés considérés étant l’Iran et l’Amérique du Nord. La dernière Citroën vendue au pays de l’Oncle Sam date de 1974, tandis que Peugeot s’était retiré du marché nord-américain il y a 25 ans déjà, en 1991. L'Iran a longtemps constitué l'un des principaux marchés d'export pour Peugeot, avant que les sanctions internationales prises contre le pays en raison des recherches nucléaires ne forcent le constructeur à cesser toute activité commerciale sur le sol iranien.

Carlos Tavares a par ailleurs exprimé qu’il serait difficile pour PSA d’entrer sur le marché américain, étant donné qu’il n’y possède ni concessionnaires, ni usines. Y exporter des voitures à partir des usines actuelles est peu envisageable, car cela ferait grimper les coûts de logistique et les prix des véhicules s’en trouveraient augmentés, les rendant alors moins compétitives sur le marché.

Quant à DS, désormais distincte de Citroën et représentant la marque de luxe du groupe PSA, elle n’est à ce jour présente qu’en Europe et en Chine, mais l’ambition de l’élever au niveau mondial est limpide. DS pourrait donc elle aussi tenter de conquérir l’Amérique.

Yves Bonnefont, Directeur exécutif de DS, a confirmé qu’un lancement américain était effectivement à l’étude actuellement, ajoutant que DS constituait "un candidat naturel" dans la perspective d’un retour en Amérique du Nord du groupe.